La société toulousaine Morning profite du nouvel essor des jeux de société

Florine Galéron
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"Le Monopoly et la Bonne Paye sont des jeux très connus mais l'on sait moins que le marché du jeu de société est très dynamique. Rien que l'année dernière, plus de 2 000 nouveaux jeux ont été commercialisés", fait remarquer Valentin Famose. Ce jeune entrepreneur toulousain est l'un des trois cofondateurs de Morning, un éditeur de jeux de société toulousain fondé en 2011 (à ne pas confondre avec la fintech Morning). La discrète entreprise compte désormais une quinzaine de salariés pour un chiffre d'affaires de plus de 2 millions d'euros en 2016. Cette belle performance lui a permis décrocher l'an dernier le Pass French Tech, qui distingue les startups français en hyper-croissance.
Morning sort 2 à 8 nouveaux jeux chaque année (Crédit : Rémi Benoit).
À l'origine, la société a commencé par distribuer des Rubix's cube aux formes originales, puis à importer en France des jeux de société américains. Pas spécialement passionné par les jeux de société, Valentin Famose sort alors tout juste d'une école de commerce et perçoit le potentiel de ce marché. "Depuis 2008, le marché du jeu de société connaît une croissance de 10 à 12 % chaque année. En France, il pèse 300 millions d'euros et 2,6 milliards en Europe." Morning a désormais mis de côté l'activité de distribution pour se concentrer sur l'édition.
En parallèle, Morning a une activité d'incubateur auprès de trois autres maisons d'édition dont Oldchap, l'éditeur du jeu à succès Gobb'it (déjà écoulé à 60 000 exemplaires). Morning réalise actuellement plus de 60 % de son chiffre d'affaires à l'export dans une vingtaine de pays. Elle prévoit de réaliser fin 2017 une levée de fonds de 1,5 million d'euros pour faciliter la conquête du marché américain. "Nous les aidons pour la distribution, la logistique et le marketing. Par exemple, si nous allons sur un salon, nous exposons les jeux fabriqués en interne et ceux de notre incubateur. De notre côté, cela nous permet au total de sortir 2 à 8 nouveaux jeux chaque année", poursuit l'entrepreneur.
Florine Galéron