Delair-Tech se projette en futur leader mondial du drone civil

Florine Galéron
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Avec 7 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2016 et 120 salariés à son actif, la startup toulousaine Delair-Tech est devenue en quelques années l'un des leaders français du drone, en concurrence directe avec des entreprises hexagonales comme Redbird ou Delta Drone. Pour s'imposer dans ce secteur hyperconcurrentiel, les créateurs de la société ont eu la bonne idée de miser sur le drone professionnel plutôt que sur le jouet pour enfant. "Nous voulions répondre à un besoin des industriels pétroliers qui étaient confrontés à un déficit de surveillance sur les pipelines. Nous avons ciblé dès le départ les grands comptes (à l'instar de la SNCF ou Enedis, NDLR)", explique Michael de Lagarde, président de la société fondée en 2011.
Plutôt que de s'engouffrer dans le marché encombré du drone multirotors (à plusieurs hélices), Delair-Tech fait le choix d'engins à voilure fixe qui ressemblent à des avions.
Et au lieu de se concentrer uniquement sur la fabrication de drones, la jeune société fournit aussi des logiciels d'analyse des données récoltées par les drones. Elle propose aussi à de grandes entreprises qui ne souhaitent pas gérer en interne l'activité drone de leur fournir un service complet, du choix du drone à l'analyse des données.
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Le fondateur souhaite désormais devenir l'un des leaders mondiaux du drone civil. Delair-Tech réalise déjà 70% de son chiffre d'affaires à l'étranger, et dispose d'un bureau commercial à Singapour. L'entreprise vient d'ouvrir une filiale à Los Angeles pour conquérir le marché américain en plein essor. Elle a aussi racheté l'an passé Gatewing, filiale du groupe américain Trimble, et a ainsi doublé sa capacité de production.
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