Mapaero déploie ses ailes en Asie

Océane Redon
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La société STTS, sous-traitant d'Airbus, est spécialiste de la peinture aéronautique
Rémi Benoit

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La société STTS, sous-traitant d'Airbus, est spécialiste de la peinture aéronautique
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Présente sur le marché chinois depuis huit ans, Mapaero vient de passer la vitesse supérieure pour conquérir désormais l'intégralité du continent nord-asiatique, qui comprend également la Corée du Sud, le Japon et Taiwan. La PME occitane, spécialisée dans le développement, la fabrication et la commercialisation de peintures pour l'aéronautique, a en effet ouvert le 1er septembre une filiale à Hong Kong, "afin de servir la demande de ce marché et de donner des gages aux donneurs d'ordre chinois quant à nos intentions d'investissement à long terme dans la région", explique Pierre Boyat, Executive VP Sales.
Mapaero espère y doubler son chiffre d'affaires, actuellement de 2,5 millions d'euros, en cinq ans. Pour atteindre cet objectif, il faut certes être présent physiquement sur le continent, mais aussi s'armer de patience. Car si aujourd'hui, la société travaille avec la plupart des sous-traitants d'Airbus dans la région (comme l'Aviation Industry Corporation of China ou Korean Aerospace), les centres de maintenance et les compagnies aériennes, il a fallu "à peu près quatre ans en Chine avant d'avoir des succès commerciaux significatifs".
Grâce notamment à cette implantation, cette société de 140 salariés a enregistré en 2017 un chiffre d'affaires consolidé global de 31,5 millions d'euros. Elle détient 10% de part du marché des peintures pour l'aéronautique au niveau mondial et 30% au niveau européen. Mais Mapaero vise plus loin et participe actuellement au projet Ambition PME-ETI avec le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS) pour "passer de la PME européenne à l'ETI internationale".
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Dans ce cadre, les prochaines étapes de son extension géographique devraient continuer à toucher l'Asie du Nord puisqu'un investissement, cette fois-ci en Chine continentale, est probable dans les prochaines années. Quant à l'Asie du Sud-Est, elle est couverte via un collaborateur basé à Singapour depuis 2017." Nous avons doublé notre chiffre d'affaire sur la zone en un an".
Océane Redon