Formation : Bizness veut "utiliser le meilleur de l’humain et du digital"

Pierrick Merlet
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La Tribune : Les métiers de demain ne seront pas ceux d'aujourd'hui, alors comment un acteur de la formation comme Bizness se place par rapport à ces changements à venir ?
Nicolas Rivière : C'est réjouissant. Quand on dit que 70 à 80% des métiers de 2030 n'existent pas encore aujourd'hui, cela veut dire qu'il y une vraie problématique en France actuellement d'employabilité et la formation professionnelle est l'un des moyens pour y répondre. Par exemple, on travaille déjà avec des clients banquiers qui sont durement impactés par la transformation digitale dans leur métier de conseiller de clientèle. C'est un métier qui a fortement évolué depuis cinq ans et on se pose même la question de savoir s'il existera encore dans cinq ans. Mais aujourd'hui déjà, nous sommes obligés d'accompagner les nouvelles compétences que ces personnes doivent développer pour être en capacité d'être à l'aise dans leur métier, développer leur employabilité et donc la compétitivité de notre client. Pour 2030, cela sera pareil, c'est une formidable opportunité pour nous de nous réinventer.
Les modules d'apprentissage en ligne sont de plus en plus tendance, via les Mooc, notamment. Se dirige-t-on vers la fin des formations classiques, avec un intervenant face des humains ?
Je ne serai pas aussi affirmatif que vous en tant que professionnel de la formation. Pour autant, nous ne pouvons pas nier aujourd'hui qu'il y a une vraie tendance à proposer une expérience de formation qui passe par le digital. Depuis cinq ans, le digital touche toutes les entreprises, et le monde de la formation n'y échappe pas. On ne peut plus se former aujourd'hui comme on se formait auparavant car les modes de consommation de la formation ont changé et il est donc important désormais de proposer une expérience de formation en adéquation avec les besoins des apprenants.
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Aujourd'hui, ils ne peuvent pas arriver en formation et avoir l'impression de faire un pas 10 ans en arrière. Le digital a une place évidente dans la formation, cependant nous nous revendiquons dans notre positionnement comme une sorte de global player de la formation. Cela signifie que nous voulons utiliser le meilleur de l'humain et du digital. Pour favoriser la montée en compétence, l'un ne va pas sans l'autre, nous avons encore besoin de l'humain. Peut-être que dans 10 ans je vous dirais quelque chose de différent.
Pierrick Merlet