Parkisseo explique les raisons de sa liquidation judiciaire
Clothilde Doumenc
Clothilde Doumenc
Après avoir travaillé 25 ans comme directeur financier dans des sociétés d'électronique grand public, Régis Duhot avait décidé de monter à Toulouse sa propre startup de stationnement intelligent, baptisée Parkisseo, tout en s'installant à l'IoT Valley. Grâce à ses capteurs de places de parking (vendus à 100 euros l'unité plus un abonnement annuel), les automobilistes pouvaient en trouver une autour d'eux plus rapidement, le tout via une application sur leur smartphone.
Après avoir essayé de vendre son produit aux entreprises, Parkisseo avait finalement décidé de trouver des clients dans les collectivités, en créant notamment un système dédié aux policiers.
Suite à sa rencontre en 2016 avec le maire de Carcassonne et être parvenu à signer un contrat en l'espace de quelques semaines, l'ex-dirigeant s'était senti confiant quant à l'avenir de son produit auprès des collectivités, malgré les avertissements de son entourage. "Quelques personnes m'avaient mis en garde en me disant qu'avec les collectivités, il fallait compter trois ans entre le premier contact et la signature. Mais je n'ai rien écouté", avoue Régis Duhot.
Malgré tout, la jeune pousse avait réussi à vendre quelques-uns de ses capteurs à l'étranger. "Nous avons vendu en Hollande, en Finlande et en Albanie, mais à chaque fois, de trop petites quantités, insuffisantes pour rentabiliser la société", explique l'ancien patron.
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Pour sauver sa startup, l'ex-dirigeant avait alors tenté de trouver de l'argent sur le marché privé à travers une levée de fonds, en vain. Dès lors, depuis le mois de février, Parkisseo est en liquidation judiciaire et cherche des repreneurs. "Il fallait que je paye les trois employés et moi-même, et je ne pouvais plus. Au total, l'investissement global était monté à 500 000 euros entre les investissements privés et les emprunts", précise le fondateur.
Malgré l'échec de ce premier projet, Régis Duhot garde des souvenirs positifs de son expérience inédite dans le monde des startups, et son ambition n'en a pas été ébranlée.
Pour l'heure, la société de l'ex-dirigeant est entre les mains de maître Amizet, (du cabinet de liquidation Benoit et Associés) et intéresse deux repreneurs potentiels.
Clothilde Doumenc