Le Min de Toulouse veut accueillir 150 000 abeilles
Clothilde Doumenc

Ruches du min
Rémi Benoit
Clothilde Doumenc

Ruches du min
Rémi Benoit
Le Min de Toulouse est devenu lundi 13 mai mécène de l'Association Apiculteurs Midi-Pyrénées. Ce partenariat s'est concrétisé avec l'inauguration du pavillon du miel par la directrice du Marché d'intérêt national Toulouse-Occitanie, Maguelone Pontier, et Olivier Fernandez, président de l'association. Composé de trois ruches installées sur un des toits du marché, le lieu devrait accueillir 150 000 abeilles dans un mois.
"Nous avons une association qui est chargée d'un côté pédagogie, et le partenariat avec le Min sert aussi à cette action", déclare Olivier Fernandez. Depuis 1947, le syndicat qui regroupe près de 500 apiculteurs œuvre sur la région toulousaine pour promouvoir et protéger l'abeille.
Cette implantation de ruches au Min s'inscrit dans le cadre de l'action "Ruches en ville". Imaginée par le syndicat, cette initiative consiste à installer des ruches dans les collectivités et les entreprises, dans le but de participer à la sauvegarde de l'abeille avec les professionnels du milieu et de sensibiliser les employés. De plus, elle vise à soutenir le développement de l'apiculture locale, plus respectueuse de l'insecte, de l'environnement et de la biodiversité. En échange, ces dernières doivent signer la Charte de l'Abeille, qui les engage à la non utilisation de produits phytosanitaires. Un engagement désormais pris par le Min.
Par ailleurs, cette volonté du syndicat de sensibiliser la population à la protection des abeilles a entraîné la création, avec la ville de Toulouse, de la Foire Ô Miel en 2016. "Nous avons créé la plus grande foire au miel de France, place du Capitole", précise le numéro un de l'association.
Le syndicat des apiculteurs travaille également en partenariat avec la startup toulousaine Beeguard. Grâce à l'installation de ses capteurs sous les ruches, cette dernière fournie des informations qui visent à aider les apiculteurs, mais aussi le Min "à voir la production sur l'année", ainsi qu'à "améliorer leur environnement et agir sur la biodiversité", précise Christian Lubat, le gérant de Beeguard.
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Grâce à ces nouvelles ruches, dont le miel sera récolté "à la fin de l'été", le président affirme que 650 pots pourront être remplis. Néanmoins, la directrice du Min précise que son établissement "ne vendra jamais ce miel".
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Néanmoins, depuis que la gestion du Min est entre les mains de Maguelone Pontier en juillet 2018, l'établissement ne cesse de se développer. Son chiffre d'affaires, de 333 millions d'euros en 2017, est passé à 408 millions d'euros en 2018, soit une progression de plus de 22% sur un an.
Clothilde Doumenc