Verbus Autocars : "Notre activité de tourisme est totalement paralysée"

Florine Galéron
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Verbus opère trois lignes BlaBlaBus dans le Sud de la France.
Verbus

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Verbus opère trois lignes BlaBlaBus dans le Sud de la France.
Verbus
La Tribune : Quel est l'impact de la crise sanitaire sur votre société ?
Clément Verdié : Verbus est une PME de 650 salariés qui a réalisé 30 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier. Nous proposons des transports par autocar pour les scolaires dans une dizaine de départements sur un axe Bordeaux-Montpellier. Cela représente 60% de notre activité.
L'autre volet de notre activité est la location de bus avec chauffeur pour du transport touristique (40% du chiffre d'affaires). Notre partenaire principal est notre agence de voyages VTO, spécialisée dans les séjours linguistiques et culturels à destination des jeunes ainsi que les voyages de groupe. Nous opérons également trois lignes pour le compte de Blablabus (ex-Ouibus).
Sur notre activité de tourisme, le plus gros de l'activité est d'ordinaire de mars à juin, où nous réalisons 50% du chiffre d'affaires de l'année. Pendant le confinement, l'activité était proche de zéro. Nous avons tourné à moins de 5% de notre chiffre d'affaires avec un service minimum qui était assuré pour des lignes régionales et départementales de service public pour des collectivités. Notre activité de transport touristique et de location de bus avec chauffeur est totalement paralysée par la crise économique mais aussi les mesures sanitaires. Nous devons respecter la distanciation sociale, ce qui est extrêmement complexe à mettre en oeuvre dans notre activité. Concrètement cela revient à mettre deux cars pour transporter un seul groupe de 50 personnes. Aujourd'hui, malgré le déconfinement, l'activité est toujours réduite à zéro. La peur de voyager en groupe nuit au redémarrage de notre activité. Alors même que nous appliquons les mesures barrières : désinfection des véhicules avant et après chaque trajet, port de masques et de gants pour conducteurs, etc. Nous sommes touchés de plein fouet.
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Florine Galéron