Vendée Globe : le spatial toulousain à la rescousse des skippers

Florine Galéron
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Kévin Escoffier a pu être secouru après avoir déclenché sa balise de détresse.
Reuters

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Kévin Escoffier a pu être secouru après avoir déclenché sa balise de détresse.
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L'épisode restera dans les annales du Vendée Globe. Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, le skippeur breton Kévin Escoffier, réfugié sur son radeau de survie alors que son navire se brisait en deux, a pu être secouru par un autre compétiteur de la course, Jean Le Cam. Il aura fallu 12 heures pour réaliser l'opération de sauvetage. Un miracle qui n'aurait pas pu avoir lieu sans le suivi spatial assuré depuis Toulouse.
Créé pendant la guerre froide, par la France, le Canada, les États-Unis et l'URSS, le programme Cospas-Sarsat développe et opère un système de localisation et de transmission par satellite d'alertes de détresse pour la recherche et le sauvetage. Il a déjà permis de sauver plus de 50.000 personnes depuis sa mise en place en 1982.
Ce centre de contrôle mission est basé dans la Ville rose où est implantée CLS, la filiale du Cnes chargée d'analyser les données spatiales issues de ces balises. Elles sont ensuite transmises au Cros (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) Gris-Nez qui pilote avec les organisateurs du Vendée Globe le sauvetage en mer. "La localisation, pour nous, c'est primordial. Si nous n'avons pas de localisation précise, c'est comme chercher une aiguille dans une meule de foin en prenant des risques énormes. La précision est forcément la clé de la réussite", relève Jacques Caraes, directeur de la course du Vendée Globe.
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Le rôle du spatial dans ce tour du monde à la voile en solitaire et sans escale ne s'arrête pas là. C'est grâce aux données satellitaires qu'est définie la zone d'exclusion antarctique. "C'est une ligne virtuelle qui est composée de 72 points espacés de cinq degrés qui fait tout le tour de l'Antarctique et qui est interdite à tous les participants du Vendée Globe", poursuit le directeur de la course. Depuis 2008, CLS a mis en place "une chaîne de détection des icebergs" pour le Vendée Globe.
Florine Galéron