Satellites : Toulouse surveille et secourt les skippers du Vendée Globe

Florine Galéron
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"À Toulouse, il n'y a pas la mer mais nous sommes quand même en première ligne pour le suivi du Vendée Globe", lance Eric Luvisutto, le responsable des programmes de collecte de données de localisation au Centre national d'études spatiales (Cnes). À l'occasion d'une conférence-débat organisée par le club Galaxie le 6 janvier dernier à Météo France, plusieurs acteurs toulousains du spatial et des skippers ont souligné à quel point les satellites jouent actuellement un rôle central dans le suivi des compétitions maritimes. C'est le cas notamment pour le Vendée Globe dont l'arrivée est prévue entre mardi et jeudi cette semaine.
"Les satellites sont beaucoup utilisés pour cette course et globalement pour les activités maritimes. Leur usage a permis de faire énormément de progrès. Il faut savoir qu'en 1964, quand Éric Tabarly remporte la Transat en solitaire, il arrive à Newport en plein brouillard, personne ne l'attend à quai et lui même ne sait pas même pas qu'il a gagné !", narre Eric Luvisutto. 53 ans plus tard, les satellites permettent d'obtenir la position des skippers quasiment à la minute près, de leur donner des bulletins météo et de détection d'icebergs détaillés, de faire des Skype journaliers avec leur famille et leur l'équipe à terre mais aussi d'être secourus très rapidement en cas de problème.
La Ville rose est aux avant-postes de ces progrès techniques :
Les satellites font irruption dans le suivi maritime au début des années 80 avec l'arrivée du système Argos dont les balises peuvent être installées sur les bateaux pour faciliter leur localisation. Créée en 1986, l'entreprise CLS (dont le siège est à Ramonville) est une filiale du Cnes et de l'Ifremer chargée d'exploiter ces balises Argos.
Florine Galéron