Après une année blanche, les stations de ski des Pyrénées investissent lourdement pour rebondir

Florine Galéron
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Dans les Pyrénées, les premiers flocons de neige tombés ces derniers jours redonnent le sourire aux professionnels du ski pour l'ouverture des stations prévue dès début décembre. "Notre centre d'appel à Lourdes est en surchauffe depuis quelques jours. Nous avons déjà vendu 3.000 forfaits-ski à l'avance alors qu'habituellement ce chiffre atteint 3.200 forfaits sur une saison entière. La clientèle locale répond présente malgré les incertitudes qui persistent", lance Guillaume Roger, directeur opérationnel du groupe N'Py/Compagnie des Pyrénées.
Avec ses sept domaines skiables (Peyragudes, Piau, Grand Tourmalet, Luz Saint-Sauveur, Cauterets, Gourette et La Pierre Saint-Martin) ainsi que le Pic du Midi, l'exploitant figure comme le premier acteur des Pyrénées françaises représentant plus de la moitié du marché du ski pyrénéen avec 1,8 million de journées ski et 53 millions d'euros de chiffre d'affaires pour la saison 2019/2020.
Une activité qui a connu un coup d'arrêt depuis le premier confinement. "Depuis le 14 mars 2020, notre activité n'a jamais vraiment pu redémarrer. Même si les deux derniers étés se sont bien passés, nous n'avons pas pu ouvrir l'hiver dernier", rappelle Christine Massoure, directrice générale de la structure.
Avec pour résultat une année blanche en terme de revenus pour les stations de ski. "Sur le Grand Tourmalet, les seules recettes enregistrées la saison dernière sont issues de notre bike park (pistes de descente à vélo, ndlr). Cela représente seulement 100.000 euros de revenus sur un chiffre d'affaires habituel de 15 millions d'euros", relève Blandine Vernardet, directrice générale de la station. Pour survivre, les exploitants ont pu bénéficier d'un important soutien de l'Etat qui les a indemnisés à hauteur de 49% de leur chiffre d'affaires (une somme équivalente à 70% de leurs coûts fixes).
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À l'automne dernier, la Compagnie des Pyrénées a également vu arriver dans son capital la région Occitanie et la Caisse des Dépôts (CDC), par le biais de la Banque des Territoires. Via cette opération, le capital de la structure est passé de 60.000 euros à 3,8 millions d'euros et de grands programmes d'investissements seront déployés.
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