LA TRIBUNE - French Bee a réceptionné le 8 décembre à Toulouse son second Airbus A350-1000, le sixième avion de votre flotte. Sur quelles routes sera-t-il opéré et en quoi va-t-il permettre de soutenir votre croissance ?
MARC ROCHET - C'est effectivement le sixième avion de French Bee, une flotte composée exclusivement d'A350 dont quatre A350-900 et deux A350-1000. Ce nouvel avion sera destiné à la desserte de La Réunion au départ de Paris-Orly et ce, pour deux raisons. La première, c'est que cet avion est le plus grand de notre flotte avec une capacité d'accueillir 480 passagers contre 411 pour les A350-900 en configuration French Bee. Deuxièmement, nous allons pouvoir faire tourner deux avions en permanence pour assurer cette liaison. Première ligne sur laquelle French Bee s'est lancée, La Réunion est notre ligne la plus importante de notre réseau. Elle fait partie de ces liaisons "millionnaires" avec environ 1,5 million de passagers qui voyagent chaque année vers cette destination depuis Paris. Quatre compagnies aériennes sont en concurrence sur la ligne : Air France, Air Austral, Corsair et French Bee. Avec ce second avion de 480 sièges, nous voulons aller chercher 24 % du marché. Même si sur ce type de ligne, la concurrence actuellement est un peu déformée parce que les trois autres compagnies que nous avons en face de nous ont reçu des aides d'Etat durant la crise sanitaire. Pas nous. Cela bouscule un peu la loyauté de la concurrence.