« Chez Expleo, nous nous distinguons des autres sociétés d'ingénierie car nous faisons non seulement de l'ingénierie, mais aussi la conception, le développement et la fabrication de bout en bout de produits spatiaux avec des moyens propres », expliquait récemment à La Tribune Frédérique Rebout, responsable mondiale du secteur spatial chez Expleo.
Preuve en est, Expleo dispose depuis peu à Colomiers d'une salle blanche de 300 m2 qu'elle partage avec la PME Sotrem pour finaliser ses trois premiers nanosatellites. Sur l'un des trois postes de travail trône un cube de 10 centimètres de côté (1U). Il s'agit du modèle de vol du nanosatellite Enso qui vise à observer l'impact des radiations solaires sur la ionosphère. Ces radiations solaires sont aujourd'hui mesurées depuis le sol, mais avec beaucoup de bruit dans les données. En recueillant les données depuis l'espace, l'ambition est de fournir un signal de référence pour améliorer les performances des stations au sol.
Expleo a finalisé la charge utile de ses premiers cubesats (Crédits : Frédéric Scheiber).
La charge utile de ce nanosatellite a été assemblée dans la nouvelle salle blanche d'Expleo avant d'être livrée fin 2022 au Centre spatial universitaire de Montpellier qui est chargé de l'intégration du cubesat avant un lancement en orbite par SpaceX prévu fin 2023. Les résultats scientifiques de la mission seront analysés par des chercheurs en Afrique du Sud.