Abelio lève 4 millions d'euros pour un usage raisonné des herbicides dans l'agriculture

Florine Galéron
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Grégoire Dupré, cofondateur de la startup Abelio.
Abelio

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Grégoire Dupré, cofondateur de la startup Abelio.
Abelio
Après une succession d'épisodes caniculaires durant l'été 2022, les agriculteurs occitans ont dû faire face à une saison beaucoup plus pluvieuse. Ces yoyos du climat se transforment en casse-tête pour les exploitations au moment de planifier les systèmes d'irrigation. « Plus il y a de l'alternance entre les épisodes pluviométriques et plus c'est la galère pour les agriculteurs de raisonner leur intrants phytosanitaires parce qu'ils ne savent jamais le niveau du stress hydrique de leurs plantes. Et c'est là où notre solution de modélisation et de pilotage de cette irrigation prend tout son sens », estime Grégoire Dupré.
Cet ingénieur toulousain a cofondé en 2018 la startup Abelio qui a mis au point une solution basée sur de l'intelligence artificielle pour fournir des conseils aux agriculteurs afin de mieux gérer leur système d'irrigation et atteindre un usage raisonné des herbicides.
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Face à l'essor de multiples solutions d'agriculture connectée au cours des dernières années, Abelio entend se différencier par une automatisation très poussée de son outil grâce à l'intelligence artificielle pour fournir en quelques secondes à l'agriculteur une analyse de ses parcelles. La solution Abelio coûte à l'agriculteur quelques euros par hectare mais lui assure en contrepartie une réduction drastique de l'usage des herbicides comme le très décrié glyphosate avec des bienfaits pour l'environnement mais aussi pour le portefeuille des agriculteurs. D'après l'Inrae (Institut national de la recherche agronomique), la technologie fait économiser 68% d'herbicides. Abelio a récolté des témoignages d'agriculteurs qui ont réduit de plus de 80% leurs intrants chimiques, ce qui génère des revenus supplémentaires substantiels. « La coopérative Arterris a ainsi atteint 8% de production en plus et 100 euros de revenus en plus par hectare, ce n'est vraiment pas négligeable », indique Grégoire Dupré.
Florine Galéron