A la fin de l'été 2017, Irma marque les esprits et devient l'un des plus puissants ouragans enregistrés dans l'Atlantique nord. Les îles de Saint-Barthélemy
et
Saint-Martin
qui se trouvaient sur la trajectoire directe de l'
œil du cyclone
sont touchées par des rafales de vent à plus de
320
km/h
pendant plusieurs heures
. « Sans les données des satellites météo, on ne peut pas identifier la forte humidité aux latitudes basses et nous n'aurions pas su qu'un ouragan arrivait », fait remarquer Rosemary Munro, scientifique au sein de EUMETSAT, l'Organisation européenne pour l'exploitation de satellites météorologiques. Cette dernière travaille en coopération avec l'Agence Spatiale Européenne (ESA) et Airbus Defence and Space sur le lancement de Metop-SG, une nouvelle génération de satellites (qui succèdera à Metop) pour fournir
des observations météorologiques essentielles depuis une orbite polaire.
Alors que sur la famille de satellites Metop est composée de trois satellites, la nouvelle génération verra double avec deux séries parallèles de satellites (A et B), composées chacune de trois satellites. « Avec cette nouvelle génération, nous avons ajouté de nouveaux instruments et apporté des améliorations significatives aux instruments déjà existants en termes de nombre de canaux, de résolution spatiale, de résolution spectrale, de gamme dynamique. Dans l'ensemble, ces instruments sont plus grands, plus puissants en termes de puissance, et cela a nécessité de répartir la charge utile sur les satellites, ce qui explique pourquoi nous avons deux séries de satellites », explique Graeme Mason, responsable des programmes météorologiques au sein de l'ESA.