La société maralpine Sophia Engineering a reçu le soutien de l'Etat via France 2030 pour lancer HYP4U, la première constellation française d'imagerie hyperspectrale. Pour préparer le projet, la PME va agrandir ses locaux à Toulouse et créer un site d'assemblage dans les Alpes-Maritimes.« L'imagerie hyperspectrale, c'est la nouvelle révolution dans le spatial. Les premières images obtenues depuis l'espace étaient en noir et blanc. Puis, la couleur est arrivée et ensuite il a été possible d'analyser de larges bandes du spectre. L'imagerie hyperspectrale permet de voir des détails très fins de l'image satellite et de déterminer la composition de la matière pour chacun des pixels de l'image », lance Laurent Escarrat, vice-président de Sophia Engineering.
Cette société basée à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes), était mise à l'honneur le 11 décembre dernier lors du déplacement d'Emmanuel Macron sur un site d'Airbus à Toulouse pour les deux ans du programme France 2030. L'entreprise va bénéficier d'un soutien de l'Etat dans le cadre de ce programme pour lancer HYP4U, la première constellation française d'imagerie hyperspectrale.
« Nous sommes les premiers aujourd'hui à avoir un soutien du ministère des Armées pour produire cette solution. Sophia Engineering est la seule société française capable aujourd'hui de produire des optiques spatiales de petite dimension, en mode agile, optimisée et avec des hautes performances », observe son président Vincent David.
Miniaturiser la technologie dans des nanosatellites
Née en 2006, la PME de 250 salariés pour 20 millions d'euros de chiffre d'affaires développe des systèmes embarqués à dominante optronique et optique pour de grands noms de l'aéronautique, de l'automobile, du spatial et du médical : Thales Alenia Space, le Cnes, Dassault Aviation, Safran, Renault, Bertin Technologies...
« Le tour de force est d'avoir réussi à miniaturiser la solution d'imagerie hyperspectrale parce que les solutions classiques coûtent beaucoup plus cher et demandent un certain nombre d'années avant de voir le jour. La miniaturisation permettra de créer des constellations abordables », ajoute Laurent Escarrat.