Du bambou occitan pour créer des îlots de fraîcheur à Toulouse

Florine Galéron
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Photo d'illustration
© LTD / François Rozenzweig

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C'est un trésor méconnu des campagnes du sud-ouest de la France. D'immenses parcelles de bambou y ont proliféré au cours des dernières décennies.
C'est en découvrant, dans l'Ariège, d'immenses parcelles laissées à l'abandon pendant des décennies que l'artisan a eu l'idée de créer, en 2016, la société Bambouctou. François Rosenzweig exploite aujourd'hui deux hectares de massifs disséminés entre l'Ariège, la Haute-Garonne et les Landes. Son entreprise a d'abord prospéré dans la conception et la location de chapiteaux en bambou, notamment pour les mariages. Bambouctou a culminé à un effectif d'une dizaine de personnes. Mais passée la crise sanitaire, François Rosenzweig a décidé de laisser de côté l'activité événementielle pour se concentrer sur des applications de niche exploitant le bambou et mène désormais seul les activités de l'entreprise.
À partir de ces massifs qu'il fait revivre, le créateur de Bambouctou fournit de la matière première à des artisans pour fabriquer des vélos, à des décoratrices de festival ou à des architectes. Il approvisionne aussi l'entreprise haut-garonnaise Cobratex, en train d'industrialiser la fabrication de produits à base de bambou pour les avions, les bateaux et les satellites.
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Bambouctou réalise aussi désormais des paniers géants végétalisés pour créer des îlots de fraîcheur en ville, comme par exemple, dans la Ville rose, au cœur des jardins partagés du Mirail, à l'aide de jeunes en réinsertion dans le cadre d'un partenariat avec Toulouse Métropole.
Florine Galéron