Du bambou bientôt dans les avions, les satellites et les bateaux

Florine Galéron
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Photo d'illustration
Rémi Benoit

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Du bambou dans les avions, « c'est l'histoire de quelques années », assure Edouard Sherwood, président de Cobratex. Depuis plus de dix ans, cette société haut-garonnaise planche sur l'industrialisation de cette plante. Grâce à son poids plume (quatre fois plus léger que la fibre de verre et encore plus léger que la fibre de carbone), le bambou pourrait apporter à l'industrie d'importants gains de masse et donc une réduction de consommation de kérosène dans les appareils. La plante a aussi l'avantage d'être un puits de carbone (60 tonnes de CO2 capturées en moyenne par hectare de bambou) et pourrait alléger l'impact environnemental d'un avion sur l'ensemble de son cycle de vie.
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En une décennie, Cobratex a accompli des bonds de géant dans ses processus industriels. A partir de larges tiges de bambou cultivées notamment en Ariège par la société Bambouctou, une première machine sort des lamelles qui sont ensuite soudées entre elles par un second instrument pour former des bobines de ruban. L'entreprise va plus loin et produit des rouleaux de plaques, tissées ou non, déjà imprégnées de résines. La prochaine étape sera la création d'une ligne de production pré-industrielle d'ici un an et demi.

Cobratex est en train d'automatiser la fabrication de bobines de ruban à base de bambou. (Crédits : Rémi Benoit)
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