Aéronautique : Daher prépare l'arrivée des composites dans les avions du futur
Florine Galéron
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Daher dévoile en ouverture du JEC, salon mondial des composites, une pièce de la queue d'un avion TBM réalisée entièrement en thermoplastiques.
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Le groupe Daher dévoile en ouverture du JEC, salon mondial des composites, une pièce de la queue d'un avion TBM réalisée entièrement en thermoplastiques. De quoi préparer l'arrivée de ces matériaux recyclables et plus légers dans les avions du futur.
C'est une révolution discrète qui s'opère dans les avions. L'aluminium n'est plus le matériau roi du fuselage et les
matériaux composites sont de plus en plus utilisés par la filière aéronautique : l'A380 en contenait déjà près d'un quart et un nouveau cap a été franchi avec l'A350 dont plus de la moitié de la structure primaire est composée de ces nouveaux matériaux. Chez Boeing aussi, ils sont devenus majoritaires sur le 787.
Moins lourds que l'aluminium, les matériaux composites permettent de réduire le poids à vide de l'avion de près 20%, et de réduire sa consommation de kérosène.
Le TBM, « laboratoire volant » pour les avions du futur
Pour aller encore plus loin, le groupe Daher dévoile, ce mardi 5 mars à l'occasion de l'ouverture à Paris du JEC, salon mondial des composites, une pièce de la queue d'un avion TBM réalisée entièrement en thermoplastiques. Il s'agit plus précisément du stabilisateur (aussi appelé plan horizontal) de l'empennage de la gamme d'avion phare de Daher.
«Nous nous servons de cet avion TBM comme d'un laboratoire volant pour tester de nouvelles technologies qui pourront être utilisables à la fois sur notre avion et sur des appareils plus gros. La pièce fait plus de deux mètres de long, ce qui correspond à la taille d'éléments mobiles de voilure pour des avions d'affaires, des ATR ou même des Airbus», fait remarquer Pascal Laguerre, CTO de Daher.
Pour ces éléments mobiles de voilure, les avionneurs utilisent encore beaucoup de pièces métalliques. Le groupe compte profiter de contraintes de certification moins lourdes pour des avions de type TBM que sur un avion classique pour développer plus vite ces pièces et être en mesure, dès 2027, de pouvoir les intégrer à des programmes existants. Le démonstrateur constitue aussi une vitrine pour convaincre les avionneurs d'intégrer ces nouveaux produits dans leurs futurs programmes d'avion à l'horizon 2035.