Spatial : top départ pour Kinéis, première constellation européenne pour l'Internet des objets

Florine Galéron
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Photo d'illustration
Kinéis

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« Il y existe peu de constellations dans le monde, beaucoup sont aux Etats-Unis et seulement quelques-unes ont été produites au moins en partie par des acteurs français. Mais aucune n'a jamais été à la fois conçue, construite, financée, opérée par un seul acteur français, ni même européen. C'est historique », salue Alexandre Tisserant, président de Kinéis. Il est peu après 20h jeudi 20 juin à Toulouse quand les cinq premiers satellites de la constellation sont envoyés en orbite depuis la Nouvelle-Zélande par le lanceur Electron de Rocket Lab.
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Ce premier tir est déjà en soi une réussite industrielle seulement six ans après la création de Kinéis qui est une spin-off de CLS (Collecte Localisation Satellites), la filiale du CNES et opérateur historique du système Argos utilisé pour suivre les animaux et les bateaux et quatre ans après une levée de fonds records de 100 millions d'euros. La constellation a été entièrement produite en France par Hemeria (plateforme et intégration du satellite), Thales Alenia Space (charge utile et centre de mission pour collecter les données), Comat pour les antennes et le CNES pilotera le centre de contrôle pour piloter le satellite. Kinéis pour sa part est le maître d'oeuvre de la constellation et a déployé un réseau de 20 stations sol à travers le monde pour récupérer les signaux des nanosatellites. Au total, le projet aura fait travailler 200 personnes (dont 60 collaborateurs de Kinéis). Fer de lance des ambitions françaises en matière de constellations, Kinéis ouvre la voie à une industrialisation de la fabrication de nanosatellites dans l'Hexagone.
Florine Galéron