Cette startup toulousaine a tapé dans l'œil de Bill Gates
Israa Lizati
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Celluol a obtenu une bourse du fonds d'investissement lancé en 2015 par Bill Gates.
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Celluol a obtenu une bourse du fonds d'investissement lancé en 2015 par Bill Gates.
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Elle est seulement la seconde entreprise française à bénéficier du prestigieux programme. Fondée il y a peu à Toulouse, Celluol a obtenu une bourse de la part de Breakthrough Energy Fellows, fonds d'investissement lancé en 2015 par Bill Gates, dont l'ambition est d'accélérer l'innovation dans le domaine des énergies renouvelables. L'entreprise innovante qui inscrit une avancée majeure dans la production de biocarburants durables a reçu un financement du réseau qui compte parmi ses principaux investisseurs Jeff Bezos et Marc Zuckerberg.
Cofondée par deux experts des biotechnologies, le Dr TomWilding-Steele et le Professeur Philippe Soucaille, la startup utilise la puissance de la biologie pour transformer des déchets sous-utilisés, tels que les résidus agricoles ou forestiers (feuilles, branches, tiges, racines, écorces, etc.), en bioéthanol et en produits chimiques. Indispensable dans plusieurs industries comme les peintures, les matières plastiques, les parfums ou encore les cosmétiques, ce solvant est aujourd'hui produit principalement à partir de la fermentation de betterave ou de maïs.
Ainsi, la jeune pousse toulousaine a développé une bactérie capable de dégrader et de fermenter directement les résidus agricoles et forestiers en éthanol, suivant un processus similaire à celui de la bière ou du vin, simplifiant considérablement le processus de production de biocarburants. Contrairement au procédé actuel qui n'est pas renouvelable et qui entre en compétition avec l'utilisation alimentaire, la solution de Celluol, elle, exploite la matière lignocellulosique contenue dans les parois cellulaires des déchets végétaux.
« La souche était utilisée durant la Première Guerre mondiale pour produire de l'acétone pour faire des explosifs et jusque dans les années 60 pour faire du butanol », précise Tom Wilding-Steele, CEO de Celluol.
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« Nous savions que cette bactérie avait des applications possibles, mais nous manquions de connaissances fondamentales dessus. J'ai passé toute ma carrière à acquérir des connaissances qui peuvent être mises en application pour développer des bio-catalyseurs performants pour l'industrie », ajoute Philippe Soucaille, qui a démarré les travaux d'ingénierie métaboliques de cette souche il y a plus de 20 ans.
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