Kinéis accomplit un jalon crucial. En moins d'un an, la société toulousaine est parvenue à mettre en orbite 25 nanosatellites pour former la première constellation européenne dédiée à l'Internet des objets. Cette nuit, le lanceur électron de Rocket Lab a réalisé depuis la Nouvelle-Zélande le cinquième et dernier lancement, ouvrant la voie à son entrée en service dès le mois de juin.
Le déploiement complet de la constellation est en soi une réussite industrielle moins de sept ans après la création de Kinéis, une spin-off de CLS (Collecte Localisation Satellites), la filiale du CNES et opérateur historique du système Argos utilisé pour suivre les animaux et les bateaux et cinq ans après une levée de fonds records de 100 millions d'euros. « C'est une fierté immense. Nous sommes partis d'une feuille blanche pour lancer ce projet ambitieux », rappelle Michel Sarthou, CTO de Kinéis.
La constellation a été entièrement produite en France par Hemeria (plateforme et intégration du satellite), Thales Alenia Space (charge utile et centre de mission pour collecter les données), Comat pour les antennes et le CNES pilotera le centre de contrôle pour piloter le satellite. Kinéis pour sa part est le maître d'œuvre de la constellation et a déployé un réseau de 20 stations sol à travers le monde pour récupérer les signaux des nanosatellites. Au total, le projet aura fait travailler 200 personnes (dont 60 collaborateurs de Kinéis).