Spatial : « L'Europe ne peut reposer sur des entreprises zombies » (EnduroSat)

Florine Galéron
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« Il est temps que l'Europe se réveille afin de se doter d'un accès souverain à l'espace et développer des capacités de production pour rester l'un des leaders de la planète. Aujourd'hui, la plupart des start-ups et des entreprises européennes dépendent fortement des subventions. L'Europe ne peut reposer sur des entreprises zombies qui ne peuvent être rentables sans le soutien du gouvernement. Nous croyons en des marchés ouverts et transparents où le meilleur gagne », lance Raycho Raychev, PDG d'EnduroSat. De passage à Toulouse pour l'ouverture des nouveaux bureaux de la start-up, le dirigeant assume un discours offensif.
Fondée il y a dix ans à Sofia en Bulgarie, le fabricant de satellites revendique d'être rentable sans subventions européennes avec une forte croissance mais ne communique pas encore son chiffre d'affaires.
Forte d'un effectif de 235 salariés dans six pays (Bulgarie, Luxembourg, Italie, France, Allemagne et États-Unis), la société construit une dizaine de satellites par mois. Leur particularité est d'être standardisés grâce à leur architecture logicielle flexible et reconfigurable en orbite.
La start-up propose également une rupture en matière de modèle économique en misant sur des services à coûts fixes. Elle mise aussi sur son agilité à lancer beaucoup plus vite les missions. « Notre record est de seulement six mois entre la signature du contrat et le lancement de la mission. La mise en place de coûts fixes nous permet de signer un contrat en 45 jours, ce qui est incroyablement rapide pour l'industrie spatiale », ajoute l'entrepreneur.
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A ce jour, EnduroSat a déjà envoyé une cinquantaine de satellites en orbite au profit d'agences spatiales ou de clients privés. Le dernier en date envoyé le 15 mars dernier était le premier satellite envoyé par le Botswana. La société produit deux types de satellites. La société fabrique des nanosatellites (qui pèsent jusqu'à 50 kg), un segment sur lequel l'entreprise est en concurrence avec le danois GomSpace, le lituanien NanoAvionics ou le suédois Clyde Space. EnduroSat se positionne aussi sur de plus gros satellites, à l'instar de la société franco-américaine Loft Orbital, également implantée à Toulouse.
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