Spatial : Kinéis charge Laurence Delpy d'assurer l'envol commercial de la constellation

Florine Galéron
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Laurence Delpy est la nouvelle PDG de Kinéis.
Rémi Benoit

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Laurence Delpy est la nouvelle PDG de Kinéis.
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Changement de capitaine à la tête de Kinéis. L'opérateur de la première constellation européenne dédiée à l'Internet des objets vient de nommer Laurence Delpy au poste de PDG, pour prendre la suite d'Alexandre Tisserant qui a porté pendant six ans son déploiement. Comme l'avait révélé La Tribune fin 2024, les actionnaires de la filiale (32% CLS, 28% CNES, 4% Ifremer, 4% Thales...) avaient souhaité du sang neuf à la tête de l'entreprise pour assurer le décollage commercial de Kinéis.
La société toulousaine a accompli mi-mars l'ultime lancement de la constellation, réussissant en moins d'un an à mettre en orbite 25 nanosatellites et ouvrant la voie à son entrée en service dès le 1er juin.
Laurence Delpy coche toutes les cases après avoir travaillé 18 ans en Asie pour la multinationale des télécoms Nokia puis à partir de 2022 en intégrant l'univers du satellite en devenant présidente de la branche d'activité vidéo chez l'opérateur Eutelsat. « Ce poste représente le point de jonction parfait de mes expériences depuis 25 ans dans la connectivité et le satellite », commente cette dernière.
L'objectif qui lui est fixé est très ambitieux : faire de Kinéis une entreprise rentable dès cette année et propulser le chiffre d'affaires de 7 millions d'euros aujourd'hui à plus de 10 millions dès 2025 puis dépasser les 20 millions de chiffre d'affaires dès 2026 pour atteindre les 100 millions d'ici à huit ans.
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L'opérateur aux 60 salariés ne part pas de zéro ayant déjà signé avec une petite dizaine de clients privés et gouvernementaux. Par exemple Europorte, filiale d'Eurotunnel, compte sur la constellation pour réaliser la maintenance prédictive de dizaines de milliers de wagons. « Les opérateurs ont besoin par exemple de détecter la montée en température dans les freins. En cas de surchauffe, ces derniers peuvent se bloquer et paralyser le trafic pendant des heures », illustre Christophe Vassal. Pour sa part, Total compte poser des capteurs pour contrôler la qualité de l'eau souterraine autour des puits d'extraction terrestres. L'idée est de détecter des fuites de produits chimiques pouvant contaminer l'eau qui alimente les villages reculés.
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Florine Galéron