A69 : le Sénat adopte largement la loi de validation pour redémarrer les travaux

Florine Galéron
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Le chantier est à l'arrêt depuis la décision du tribunal administratif fin février.
Rémi Benoit

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Le chantier est à l'arrêt depuis la décision du tribunal administratif fin février.
Rémi Benoit
Le Sénat a largement adopté ce jeudi par 252 voix pour et 33 voix contre la proposition de loi de parlementaires tarnais pour faire redémarrer le chantier de l'autoroute entre Toulouse et Castres.
Le chantier est à l'arrêt depuis fin février et la décision du tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'ensemble des autorisations environnementales de l'ouvrage, faute de raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) justifiant sa construction.
L'initiative, portée par les sénateurs centristes Philippe Folliot et Marie-Lise Housseau, vise à court-circuiter la justice en faisant reconnaître par la loi que ce chantier répond à une raison impérative d'intérêt public majeur. Un préalable indispensable pour relancer la construction de cette portion d'autoroute de 53 kilomètres entamée au printemps 2023 et qui devait entrer en service à la fin de l'année. « C'est un jour important pour l'ensemble du bassin de Castres, Mazamet et du sud du Tarn pour répondre à une attente particulièrement forte de l'ensemble des acteurs de ce bassin d'emploi. Nous sommes la seule agglomération de plus de 100 000 habitants du territoire national à ne disposer ni d'autoroutes, ni de gares TGV, ni d'aéroport international », a plaidé Philippe Folliot en ouverture des débats au sein de la chambre haute.
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L'élu a reçu le soutien de la plupart des groupes même si les communistes et les socialistes étaient divisés sur le texte. Les sénateurs ont fait valoir le risque porté sur les autres grands projets dans l'Hexagone en cas d'abandon de l'A69.
Florine Galéron