Le Groupe Banque mondiale vient de dévoiler son plan de soutien aux pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) confrontés aux menaces découlant du changement climatique. Présenté en marge de la COP 22, qui bat actuellement son plein à Marrakech, ce plan d'action devrait permettre de doubler la part des financements dédiés à la lutte contre le changement climatique au cours des 4 prochaines années. Une enveloppe budgétaire qui devrait atteindre quelque 1,5 milliard de dollars/an d'ici 2020.
Une stratégie ambitieuse qui devrait être déclinée en quatre axes, à savoir : sécurité alimentaire et hydrique, adaptation durable des villes à la nouvelle donne climatique, transition vers des énergies sans carbones et la protection des populations les plus pauvres qui restent les plus exposés aux conséquences du changement climatique.
Une région dont l'agriculture est aux deux tiers pluviale, ce qui accentue sa vulnérabilité face aux écarts de température et de précipitations. En témoigne, le cas du Maroc qui a vu son PIB chuter de 1,5% à cause de la destruction de la moitié de ses champs de blé par la sécheresse. Un pays où 40% de la main d'œuvre est employé dans l'agriculture. Les autres nations de la région MENA connaissent également des proportions comparables avec une moyenne d'un quart de la main d'œuvre dédiée aux métiers agricoles. Cette dégradation du champ agricole devrait accélérer l'exode vers les villes. Une situation qui s'ajoutera aux problèmes de surpopulation et de pollution, facteurs aggravants susceptibles d'exposer les populations citadines à la hausse du niveau de la mer. Selon les estimations des scientifiques, avec un réchauffement de 1,5°C, la mer Méditerranée devrait monter e 0,2 à 0,5 mètre. Un phénomène qui représente une menace pour 25 millions d'habitants entre Alger et Beyrouth.
Pour faire face à ce scénario catastrophe, l'institution de Breton Woods compte mettre à contribution ses atouts en matière de financement climatique, afin de doubler le soutien en matière d'adaptation à la nouvelle donne environnementale. Concrètement, cet appui devrait se traduire par une protection sociale des couches les plus vulnérables, de mieux planifier les villes, d'anticiper les risques pour protéger les personnes et les biens en cas d'événement climatique extrême, ou encore assurer une gestion efficiente des ressources naturelles, notamment dans les écosystèmes vulnérables.
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La Banque Mondiale compte par ailleurs, appuyer les réformes « vertes » comme la suppression des subventions aux combustibles fossiles ou encore créer des réglementations adaptées pour inciter les investisseurs privés à s'intéresser aux énergies renouvelables. Le groupe devrait également appuyer le financement permettant une transition vers une économie sans carbone en offrant sa garantie de manière à atténuer les risques pour les investisseurs potentiels. La Banque Mondiale apportera également son soutien pour la mise en place de partenariats régionaux en matière de pénurie d'eau ou d'accès à l'énergie.
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