Afrique du Sud : le nucléaire à tout prix

A view of the power plant at Jaslovske Bohunice, located in Western Slovakia 43 miles (70 kilometers) north of Bratislava, March 20, 2011.
REUTERS/Radovan Stoklasa

A view of the power plant at Jaslovske Bohunice, located in Western Slovakia 43 miles (70 kilometers) north of Bratislava, March 20, 2011.
REUTERS/Radovan Stoklasa
Son revers judiciaire face à la Haute cour de la Province du Cap-Occidental ne l'a pas dissuadé, pas plus que la levée de boucliers qui dénonce le coût exorbitant et le manque d'exclusivité du projet. A la tribune du parlement, Jacob Zuma n'a montré aucune volonté d'abandonner le programme du nucléaire civil.
«Le programme nucléaire est un investissement dans la sécurité énergétique de l'Afrique du Sud», a-t-il lancé.
L'Afrique du Sud qui possède déjà deux centrales nucléaires, tente de relancer son programme nucléaire civil à l'arrêt depuis 2010. Depuis plus d'un an, le gouvernement Zuma essaie de conduire un programme pour la construction de 6 à 8 réacteurs nucléaires pour un coût estimé à 1 000 milliards de rands, soit quelque 70 milliards de dollars.
Dans la poursuite de cet objectif destiné à accroître la capacité électrique du pays, le gouvernement avait lancé un appel d'offres international auquel avait souscrit la Russie, la Chine, la France et la Corée du Sud. Mais en avril dernier, la Haute-Cour du Cap occidental avait bloqué un accord de coopération signé avec la Russie, avec de supposés dessous de table, pour lui octroyer le marché. «Il n'y a pas eu de pré-arrangement avec la Russie», s'est défendu le président sud-africain qui a nié catégoriquement des rétro-commissions russes accordées à des membres de sa famille.
Pour le moment, Jacob Zuma ne serait pas près d'abandonner sa décision. Il compte poursuivre le programme nucléaire civil qui devrait venir compenser la pénurie d'électricité. Mais les détracteurs du projet soulignent que la poursuite de ce projet pourrait mettre à mal les finances publiques. Pire, ils s'interrogent même sur le fait que le gouvernement n'ait pas choisi des sources d'énergies plus vertes que le nucléaire et les dangers auxquels il expose.
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Sourd aux critiques, Jacob Zuma entend bien donc mener la course à l'atome jusqu'à la construction de sa demie-douzaine de centrales à travers le pays. Il pourrait concurrencer l'Ethiopie qui se voit déjà en future puissance nucléaire en Afrique de l'Est, bien avant des pays comme le Maroc, l'Algérie, le Ghana, l'Ouganda ou même le Niger. La ruée vers le nucléaire sur le continent a bel et bien commencé !
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