Grippe aviaire : l’Afrique du Sud veut tuer le virus dans l’œuf
Khadim Mbaye
Khadim Mbaye
Plusieurs mesures sont annoncées par le ministère sud-africain de l'Agriculture, de la Pêche et des Forêts (MAPF) pour écarter le danger qui a déjà commencé à causer des dégâts au secteur de la volaille du pays de l'Afrique australe.
Après avoir abattu 60 000 volailles, le MAPF serait sur le point de lancer des opérations de vaccination pour mettre fin à la propagation de la grippe aviaire dans le pays.
Dans la foulée, Johannesburg a entamé des négociations avec les partenaires internationaux «afin d'assurer la poursuite du commerce et l'exportation de la viande d'autruche fraîche à partir des zones épargnées». Plusieurs partenaires commerciaux et voisins de l'Afrique du Sud notamment le Botswana, Malawi et le Zimbabwe auraient suspendu provisoirement leurs importations de volaille et de produits avicoles.
De plus, le MQPF a mis en place des mesures très «strictes» pour stopper la propagation de la grippe aviaire, notamment la mise en quarantaine de certaines fermes, la destruction des œufs et l'évacuation des zones affectées, rapporte l'agence de presse chinoise.
Parallèlement, selon Reuters, le gouvernement sud-africain envisage des indemnisations pour les éleveurs concernés par l'épidémie et «importer des œufs fertilisés du Brésil afin de compenser le déficit de produits avicoles, induit par les abattages».
Une véritable course contre la montre qui s'explique par la taille du secteur de la volaille dans l'économie sud-africaine. En effet, l'industrie de la volaille est le premier contributeur au PIB agricole sud-africain. Mais aujourd'hui, la filière fait face à de nombreuses menaces. Et ce n'est pas uniquement la grippe aviaire qui inquiète les industriels de la volaille.
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Les importations de poulet à bas prix en provenance de l'Union européenne menacent l'avenir de toute la filière. La concurrence jugée «déloyale» par les industriels est à l'origine de la perte de milliers d'emplois dans le secteur. Le numéro un de la volaille dans le pays, RCL Foods, qui a clos son exercice 2017 avec une baisse des dividendes de 41,8 millions dollars, soit un recul de 34% par rapport à l'année précédente, a annoncé au début de 2017 la suppression de 1 355 postes.
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