Le secteur diamantifère en République centrafricaine traverse une période très difficile. Selon les chiffres du ministère centrafricain en charge des Mines, la production de diamants bruts s'est enregistrée cette année à 10 000 carats, un chiffre consacrant une lourde baisse de la production par rapport à l'an dernier où le volume de production s'établissait à 66 000 carats, soit une baisse brutale de 84,84%.
Selon les autorités centrafricaines, cette contre-performance reviendrait à divers facteurs, notamment l'insécurité qui empêche les artisans miniers de travailler régulièrement dans les chantiers, ainsi que la fraude et le commerce illicite omniprésents dans le secteur minier.
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En effet, d'une part, une bonne partie de la production échappe au circuit légal de vente et n'est donc pas comptabilisée. C'est le cas de la production dans la zone ouest de la RCA qui est répertoriée par le processus de Kimberly. Malgré la surveillance, le diamant traverse illégalement la frontière pour être vendu par exemple sur les marchés camerounais ou tchadien. D'autre part, le diamant produit dans l'est de la Centrafrique (répertorié par le processus de Kimberly comme diamant alimentant la guerre) et interdit à l'exportation se retrouve sur le marché international, malgré toutes les dispositions prises par les autorités centrafricaines.
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