Nucléaire : "Notre activité ne s'est jamais arrêtée" (Philippe Knoche, DG d’Orano)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Knoche, DG d'Orano.
E. Larrayadieu/Orano
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Knoche, DG d'Orano.
E. Larrayadieu/Orano
... Vaucluse). Entretien.
Durant cette crise sanitaire, votre activité est stratégique puisqu'elle touche au secteur de l'énergie et permet notamment d'alimenter des centrales nucléaires en combustible. Quel a été le plan de continuité de l'activité du site de Melox (production annuelle de plus de 100 tonnes de combustibles recyclés) ?
Philippe Knoche : « Notre activité ne s'est jamais arrêtée. Nos usines sont conçues pour tourner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il a d'abord fallu protéger les personnes fragiles, mettre en place les mesures sanitaires, ce que nous avons fait dès février en voyant la dynamique qui s'installait en Asie, avec notamment la recherche de masques, de tenues, etc. Dans notre plan de continuité, nous avons été aidés par la forte digitalisation qui avait déjà été opérée, afin de basculer en télétravail. Le site d'Orano Melox dans le Gard emploie habituellement 800 personnes (et fait travailler environ 500 personnes en sous-traitance, NDLR). Durant la période de confinement, 200 personnes étaient présentes sur le site au quotidien, soit 360 personnes par roulement d'équipes. Le management a pris un rythme synchronisé de façon à assurer une présence de 6 h à 22 h, et le comité exécutif faisait des points quotidiens et hebdomadaires... Nous avons complètement revu notre organisation du travail, tout comme sur les autres sites Orano. Il est important de garder le lien avec les équipes, qui ont été très mobilisées, et un dialogue social. D'ailleurs, un accord a été signé de manière unanime avec l'ensemble des organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, UNSA-SPAEN - ndlr). »
Avez-vous eu recours au dispositif d'activité partielle ?
À lire également
« Cela a été nécessaire en partie : sur 13 000 salariés au total dans le groupe, plus de 2 000 ont été en activité partielle à un moment, soit environ 20 % des salariés. Notamment parce qu'on a dû arrêter les chantiers non urgents, comme le démantèlement ou les prestations pour le CEA. »
Beau Comme Un Camion surfe sur la vague des commerces ambulants
Immobilier neuf : en Occitanie, le marché plombé par l'absence d’investisseurs locatifs
Incendies de l’Aude : un élan de solidarité envers viticulteurs et agriculteurs
Les recettes de l’enseigne irlandaise Primark pour asseoir sa stratégie des bas prix