Coronavirus : comment EDF compte assurer le fonctionnement et la sécurité des centrales nucléaires

 |   |  503  mots
(Crédits : Reuters)
Depuis le début des années 2000, EDF dispose d'un plan pandémie, qui doit permettre de faire tourner les 19 centrales nucléaires françaises avec seulement 60% du personnel présent pendant une période de 15 jours.

EDF l'assure: malgré la propagation du coronavirus en France, la continuité du service ne sera pas menacée. "A tout moment, nous allons assurer la fourniture d'électricité, explique l'électricien français. Et à tout moment nous serons en mesure de garantir la sécurité dans nos centrales".

Depuis le début de la crise, plus d'une dizaine de salariés d'EDF ont été testés positifs. Parmi eux, au moins trois employés travaillant dans trois centrales nucléaires différentes. Aux absences potentielles pour cause de maladie ou de quarantaine, devrait s'ajouter l'absence de parents qui se sont placés en arrêt maladie pour s'occuper de leurs enfants.

Depuis le début des années 2000, EDF dispose d'un plan pandémie. Mis à jour en 2009 puis en 2013, au moment des crises du H1N1 et du SRAS, celui-ci vient d'être activé pour la centrale de Flamanville, dont les deux réacteurs sont arrêtés pour des opérations de maintenance. Son activation pour les autres centrales doit être décidée par le comité exécutif de l'entreprise, appuyé par une cellule de crise, mise en place début mars.

Force d'action rapide

Ce plan doit permettre de faire tourner les 19 centrales nucléaires françaises avec seulement 60% du personnel présent pendant une période de 15 jours. Si l'épidémie venait à durer, EDF assure également être capable de maintenir son activité nucléaire avec un taux d'absentéisme de 25% pendant 12 semaines.

Ponctuellement, les centrales pourront aussi fonctionner avec des effectifs encore plus réduits (environ 120 personnes pour un site comptant deux réacteurs), comme c'est déjà le cas le soir et le week-end. En outre, la société dispose d'autres leviers. Elle peut réaffecter les salariés d'une centrale épargnée par le virus vers une centrale fortement touchée.

Dernier recours: une force d'action rapide nucléaire. Créée après la catastrophe de Fukushima au Japon en 2011, elle est composée d'une centaine de personnes "capables de piloter toutes les centrales, quelque soit la taille", indique EDF. "Nous avons des marges importantes", assure ainsi le groupe.

Plan de continuité d'activité chez RTE

Du côté du transport d'électricité, RTE, filiale d'EDF, se veut également rassurante. "RTE pourra ajuster l'équilibre production-consommation en temps réel", promet la société. Contrairement à sa maison-mère, elle a déjà activé son plan de continuité d'activité. Celui-ci "comporte plusieurs phases pouvant être déployées selon l'évolution de la situation, précise-t-elle. Une équipe est entièrement dédiée à l'application de ces mesures".

La grande majorité des salariés des RTE ont été placés en télétravail. Seules les activités "indispensables au bon fonctionnement du réseau électrique et à l'approvisionnement en électricité restent maintenue", explique le groupe. Il s'agit, par exemple, de maintenance des postes électriques et des lignes électrique en cas d'avarie, de la gestion du réseau électrique en temps réel ou encore maintien des outils informatiques.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/03/2020 à 20:32 :
Bonjour ,
allez voir comment cela se passe en centrale... Normalement préparée pour une pandémie, comme nos hôpitaux, rien n'est prêt. Pas de masque, pas plus que de gant.
Imaginez le jour où un véritable accident nucléaire arrive!
les badgeurs, les bureaux, les sanitaires etc. rien n'est nettoyé correctement. Alors que la demande en électricité est moindre avec des problèmes de tensions hautes, certains directeurs de centrale, avec l'accord de l'ASN , force les agents EDF et entreprises privées à passer au-dessus des règles de sécurité pour l'humain et les systèmes, dans les tranches en arrêt, pour repartir au plus vite.
Comme beaucoup dans ce pays, du blabla mais des actes en contradiction .
Personne ne s'inquiète du risque de propagation du virus pas plus que les risques nucléaires... Bien sûr ces directeurs seront sur le podium pour dire qu'ils ont tout fait et que la crise a été bien gérée... Ou sont les journalistes d'investigation??
a écrit le 17/03/2020 à 10:38 :
Oui l'industrie nucléaire ne peut pas s'arrêter avec la crise du coronavirus, nous aurons toutjours besoin d'electricité : la question est avec quel % de personnel une centrale nucéaire peut-elle fonctionner correctement ? Autant on peut arrêter une usine de fabrication de voitures ou d'avions ou autres, autant des indsutries comme le nucléaire, la gestion quotidienne de l'eau des déchets ménagers etc ne peut pas s'arrêter même en période de confinement. Donc la question est de savoir quel est le service minimum et s'il ne faut pas penser à automatiser certaines "tâches" quotidiennes !!! Les centrales nucléaires américaines ne sont-elles pas plus automatisées que les françaises ? Oui cette crise du coronavirus nous apprendra beaucoup sur notre quotidien et beaucoup sur la gestion de nos vies : comment mieux se protéger dans l'avenir face aux virus ? face aux maladies ? face à la radioactivité ? face à d'autres fléaux ? Oui le nucléaire est une industrie qui nous est bien utile dans cette periode de confinement et de crise sanitaire contre le coronavirus ! Contrairement à ce que pense les ecolos antinucléaires cette source d'énergie nous est particulièrement utile et nécessaire donc nous ne pouvons pas nous en passer : l'avenir du nucléaire passera par " moins de combustible de type uranium ou plutonium, moins de dechets nucléaires comme des actinides mineurs ou produits de fission, par un retraitement de l'uranium plus efficience et des reacteursqui dure plus longtemps. Donc cette crise sanitaire montre que le choix il y a 50 ans du nucléaire n'etait pas une mauvaise solution pour notre socièté et qu 'il nous est bien utile aujourd'hui et demain.
a écrit le 16/03/2020 à 17:54 :
J'en doute !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :