L’entreprise parisienne Eneralys porte le projet de construction d’une unité de production d’hydrogène destiné aux mobilités dans le Gard. Elle serait adossée à une centrale photovoltaïque de 14 ha. Un investissement global qui se monterait à 35 millions d’euros.Une unité de production d'hydrogène destiné aux mobilités verra peut-être bientôt le jour dans le Gard. La société francilienne Eneralys porte en effet le projet d'installer à Liouc, un village de 250 habitants situé près de Quissac, une usine dédiée à la fabrication d'hydrogène par électrolyse à horizon mi-2026.
«Nous avons achevé les études d'impact et travaillons désormais aux études de compensation environnementale et de réduction d'impact», explique Franck Berger, le président fondateur d'Eneralys qui coorganise, vendredi 30 juin, avec le concours de Nîmes Métropole, une matinée de présentation de l'écosystème des mobilités hydrogène.Nous souhaitons prendre contact et informer sur la réalité de filière hydrogène dans la région, et présenter un panel des solutions à un futur écosystème de la mobilité.»
Lors de cette matinée, des constructeurs (Stellantis, Hyvia, Safra), des entreprises de transport (Bert&You), ainsi que des financeurs (Ademe, Ad'Occ, Banque des Territoires) débattront avec le public de l'avancée et des perspectives pour la filière hydrogène en région.
Une usine et une centrale photovoltaïque
A Liouc, Eneralys compte investir un terrain de 4,5 hectares pour construire son usine (10.000 m2 de bâti) et 14 hectares pour implanter une centrale photovoltaïque de 10 MWc avec le concours de La Compagnie Energies et Territoires.
«Cette centrale aura pour vocation d'alimenter en électricité les électrolyseurs,détaille le dirigeant d'Eneralys. Le surplus exigé sera comblé par l'achat, par contrat, d'électricité certifiée verte. L'eau, également nécessaire à la fabrication d'hydrogène par électrolyse, sera quant à elle puisée grâce à un forage.»
Investissement requis : 20 millions d'euros pour l'unité de fabrication d'hydrogène et 15 millions d'euros pour la centrale photovoltaïque. Un dossier devrait être déposé auprès des services de l'Etat au début de l'année prochaine.
A priori, l'installation d'une telle usine dans le Piémont cévenol peut surprendre. Elle répond, en fait, à la logique d'Eneralys de s'inscrire dans un maillage du territoire.