Eoliennes, photovoltaïques, hydrogène… Ces filières à bâtir de zéro, ou presque
Paul Marion
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La France va chercher en quelques années à combler des décennies de désindustrialisation.
Vincent Kessler
Paul Marion
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La France va chercher en quelques années à combler des décennies de désindustrialisation.
Vincent Kessler
Tous les spécialistes en conviennent. L'ambition assignée par le chef de l'Etat aux industries « vertes » est vertigineuse, d'autant plus après des décennies de délocalisations et de pertes de savoir-faire.
Quand on l'interroge sur la bonne manière de (re)faire du made in France dans l'éolien, le solaire ou l'hydrogène, l'expert de l'industrie met en garde contre les méthodes « toutes faites », tant ces technologies diffèrent entre elles. Des réussites de nos concurrents, il tire tout de même une leçon : « Les industriels préfèrent les commandes aux subventions ». L'hydrogène, le photovoltaïque, l'éolien et la géothermie constituent désormais les priorités gouvernementales. La Tribune fait le point sur l'état de chacune de ces filières.
À lire également
Dans le sillage de l'éolien en mer qui essaime le long du littoral atlantique, une première base industrielle s'est déjà structurée. La France abrite quatre des douze sites de production européens d'éoliennes maritimes, bâties par de grands turbiniers internationaux : General Electric à Saint-Nazaire et Montoir-de-Bretagne, sa filière LM Wind Power à Cherbourg et Siemens Gamesa au Havre. Ces groupes lorgnent les futurs champs éoliens dans la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée. Les contraintes de transport des pâles et des nacelles convainquent les turbiniers à s'établir à proximité des parcs.
Paul Marion