Tunisie : la production pétrolière poursuit son inexorable baisse
Khadim Mbaye
Khadim Mbaye
La production pétrolière tunisienne continue toujours sa baisse. Elle s'est établie au dernier pointage à 40.000 barils quotidiennement alors qu'elle était de 110.000 barils par jour en 2010, a annoncé lundi la ministre tunisienne de l'Energie et des Mines Hela Cheikhrouhou.
Une contre-performance imputée aux mouvements d'humeur répétés des travailleurs du secteur et aux blocages au niveau des circuits de transport de la production. D'autres arguments plus techniques ont été avancés pour expliquer cette régression vertigineuse qui frappe le pays depuis des années. En Tunisie, la demande en énergie primaire a considérablement chuté de 11% en 2016. Estimées à seulement 855 millions de barils en 2015 par l'institut géologique Global Petroleum Servey (GPS), les réserves du pays sont 20 fois moins importantes que celles de l'Algérie.
Du coup, le secteur n'intéresse pas particulièrement les compagnies pétrolières étrangères qui ne sont pas convaincues de la politique fiscale du pays, considérée comme peu favorable aux investissements, selon GPS. Parallèlement, l'implication des pouvoirs publics est pointée du doigt. Pourtant, l'or noir fait vivre beaucoup de tunisiens.
De plus, les entreprises pétrolières participent au budget de fonctionnement du pays. Plus de 80% de leurs recettes vont dans les caisses de l'Etat tunisien.
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Avec cette baisse de production, l'apport desdites entreprises a naturellement diminué passant de 3 milliards de dinars (1,2 milliard de dollars) en 2009-2010 à un milliard de dinars actuellement, a encore révélé la ministre.
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