La compagnie pétrolière française Total semble décidée à investir au Soudan du Sud. D'après Juba, le groupe français vient de réitérer son intérêt pour la mise en place et l'exploitation de deux des plus grands blocs de pétrole du pays. Des sites que Total convoite depuis un moment. La multinationale avait même entamé en vain des négociations avec Juba pour décrocher les droits d'exploitations.
L'intérêt de Total pour le sous-sol du Sud Soudan est loin d'être récent. En effet, le groupe pétrolier détenait depuis les années 1980, la plus importante concession pétrolière du pays. Connue à l'époque sous le nom de « Bloc B », cette concession s'étendait sur 120.000 km², avec des réserves pétrolière dépassant les 5 milliards de barils
Une situation qui a énormément évolué après l'indépendance du Sud Soudan. Le nouveau pouvoir a ainsi décidé de « restructurer » le bloc en 2013, le divisant en 3 : B1, B2 et B3. Une nouvelle donne qui n'a pas empêché la multinationale de revenir à la charge en marge de la conférence Africa Oil & Power qui a débuté hier, 5 juin, à Cape Town. Le groupe français devra également faire face à la concurrence, notamment la compagnie britannique Tullow Oil.
Juba a de son côté un besoin en investissements étrangers, de manière à faire passer la production de pétrole à quelques 130.000 barils par jour. L'objectif pour les autorités sud-soudanaises est également de remettre sur pied l'industrie pétrolière qui a souffert de la guerre civile qui a éclaté en 2013 et mis à mal la trésorerie de l'Etat qui dépend fortement de l'exploitation pétrolière. Le groupe français devra par ailleurs, dépasser les difficultés ayant fait capoter les négociations en avril dernier.
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Le management de Total et Juba ne sont pas arrivés à se mettre d'accord sur la durée de l'exploitation des blocs, les taxes sur les gains en capital ou encore les droits de redevance. Des questions qui devraient rester au centre de toutes discussions menées pour prendre le contrôle des deux blocs. Tullow a de son côté déjà démarré les discussions avec Juba et évoque les possibilités de transport du pétrole hors du pays via les pipelines ougandais et kenyans. L'objectif à atteindre pour le Sud Soudan est d'atteindre 350.000/jour d'ici 2018.
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