Un sous-sol riche en pétrole, gaz et minerais signifie généralement dans l'imaginaire collectif, un pays dont les citoyens sont riches. Il n'empêche que selon les conclusions de l'Indice de Gouvernance des Ressources Naturelles (publié par le Natural resource Governance Institute), les économies de pays riches en ressources naturelles progressent plus lentement que celles des pays les moins nantis dans ce domaine.
Une disparité qui s'explique notamment, par la qualité de la gouvernance exercée dans les pays riches en ressources naturelles, notamment en Afrique. En effet, sur les 87 pays recensés par l'indice, sur les 10 derniers pays de l'indice, seuls l'Ouzbékistan (80), le Cambodge (79), le Myanmar (83) et le Turkménistan (88) ne sont pas africains. Les dernières marches du classement sont occupées par le Zimbabwe (81), la Mauritanie (82), la RDC (84), la Guinée Equatoriale (85), le Soudan (86), la Libye (87) ou encore l'Erythrée.
Le continent comporte également des bons élèves, comme le Botswana premier au niveau continental et qui a hérité de la 18ème place. L'Afrique du Sud représente le deuxième pays africain et le 23ème au niveau mondial. Pretoria est suivie du Ghana (24ème), de la Tunisie (26ème) ou encore du Cameroun (28ème). L'indice place également le Botswana parmi les rares pays dont les finances sont tributaires des ressources naturelles, mais dont les performances et la gouvernance sont jugées « bonnes et satisfaisantes ».
Le déficit de gouvernance en termes de ressources naturelles a des effets fondamentaux sur le quotidien de 1,8 milliard de personnes selon l'indice. Des populations défavorisées qui vivent pour près de la moitié dans des pays caractérisés par des carences en matière de gouvernance des ressources. L'absence de régulateurs, de politiques solides et de programmes de lutte contre la corruption dans les pays concernés sont les éléments constitutifs de ce qui est communément appelé « la malédiction des ressources naturelles ». Résultat : le fossé social ne cesse de se creuser.
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Le manque de gouvernance représente également un danger pour l'environnement et pour les populations qui se trouvent à proximité des sites d'extraction. Une situation aggravée par le fait que souvent ces pays n'appliquent pas leurs propres réglementations. Les Etats qui pâtissent le plus du manque de gouvernance, adoptent également des « mauvaises » lois et n'imposent que rarement les contraintes juridiques correspondantes. Une situation qui entraîne des impacts environnementaux négatifs et une quasi absence de partage des revenus des ressources naturelles.
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