Dubaï, la capitale de l'émirat éponyme et porte-drapeau des Emirats-Arabes Unis. La démesure des projets immobiliers et touristiques de luxe et surtout, son port. Le tout transposé au cœur de la Corne de l'Afrique. On en est encore loin. Mais, à 6 500 kilomètres de là, Djibouti s'imagine bien en un émirat prospère au cœur de l'Afrique de l'Est.
Sur la trajectoire de cette projection, Djibouti a inauguré ce mercredi 25 mai, son plus grand port. C'est à Doraleh, zone côtière baignée par les eaux de la Mer Rouge, située à une dizaine de kilomètres de Djibouti, la capitale, que le nouveau port -en réalité une extension du port international de Djibouti- a été érigé sur 690 kilomètres carrés.
Conjointement financée à hauteur de 590 millions de dollars par l'Autorité de ports et des zones franches de Djibouti (DPFZA) et la China Merchant Holding(SCHL) basée à Hong-Kong, la construction du port de Doraleh a débuté en 2015.
A son inauguration, le port dispose d'un terminal de fret d'une capacité de 2 millions de tonnes par an. La plateforme logistique est également équipée d'un terminal de transbordement pouvant accueillir 100.000 navires. En plus d'un terminal pétrolier, les équipements sont complétés par un terminal de vrac d'une capacité de 6 millions de tonnes par an, d'un espace de stockage d'engrais et de céréales.
Djibouti ne cache pas ses ambitions : il veut emprunter à Dubaï, son miroir pour briller dans la région de la Corne de l'Afrique qui concentre 10% du commerce mondial. Autrefois pré carré français, Djibouti attise la convoitise de grandes puissances comme la Chine, les Etats-Unis, le Japon, les Emirats-Arabes Unis et la France qui y investissent massivement en échanges d'installations de bases militaires.Profitant de sa position géostratégique, Djibouti veut devenir un hub maritime commercial dans la région.
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A-t-il les moyens de ses ambitions? En tout cas, bien avant l'inauguration du port de Doraleh, l'ouverture de structures allant de ports aux terminaux pétroliers et de transport de sel et de potasse, offre un socle aux ambitions djiboutiennes. En plus de ses infrastructures destinées à accroître les échanges entre les pays voisins notamment l'Ethiopie dont le premier ministre, Haile Mariam Desalegn s'est déplacé pour l'inauguration, le nouveau port sera connecté à ligne ferroviaire Addis-Abeba-Djibouti.
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