Plan social chez Intespace à Toulouse : une vingtaine de postes menacés

Florine Galéron

Florine Galéron
Le PDG d'Intespace Franck Airoldi a confirmé ce jeudi 12 février la mise en place d'un plan social au sein de son entreprise.
Fondée en 1983 à Toulouse, cette filiale d'Airbus Defence and Space est spécialisée dans les essais des satellites. Une activité très rare en France puisque son seul concurrent est Thales Aliena Space (le site de Cannes), actionnaire d'Intespace à hauteur de 13 %. En 2009, la société a aménagé un centre d'essais industriels à Toulouse pour l'équipement aéronautique, un espace qui a servi notamment aux tests de l'A350.
Fin 2012, l'entreprise comptait encore 180 collaborateurs. Mais, depuis, ses résultats ont chuté de 50%.
Du côté des essais, là aussi, la donne a changé : "Depuis deux ans, nos clients ont réduit la durée de leurs essais de 20 %", indique le PDG.
Pour lui, ce plan social doit permettre à l'entreprise "de mieux rebondir". Intespace compte maintenir son niveau d'investissement pour réduire ses coûts et gagner en compétitivité.
"Ce plan social risque d'entraîner l'entreprise dans une spirale négative sans apporter de solutions aux problèmes structurels", rétorque de son côté Michel Molesin, coordinateur CGT au niveau du groupe Airbus.
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La direction veut privilégier la mobilité interne de ses salariés vers d'autres branches du groupe. Depuis fin décembre, plusieurs salariés ont déjà rejoint d'autres postes au sein d'Airbus Defence and Space, ils devraient être une quinzaine au total. Une demi-douzaine de départs en retraite anticipée devrait également avoir lieu. La concertation avec les syndicats doit continuer jusqu'au 23 février.
Florine Galéron