Toulouse, 2e aéroport régional le plus touché par les suppressions de postes chez Air France
Mathieu Houllière
Mathieu Houllière
L'annonce le mois dernier d'un nouveau plan de départs volontaires (PDV) à Air France avait fait coulé beaucoup d'encre. Le comité central de l'entreprise a détaillé aujourd'hui les réductions d'effectifs espérées par la compagnie dans le cadre de ce nouveau plan de départs volontaires. 77 postes sont concernés dans la Ville rose - dont 13 aux fonctions finance du siège social, à La Barigoude -, ce qui fait de Toulouse l'escale régionale la plus touchée, juste après Marseille (111 postes).
"Évidemment, c'est un seuil maximum. L'an passé, sur les 90 départs volontaires qu'attendait Air France ici, seuls 75 ont eu lieu", souligne Éric Genest, secrétaire général CGT d'Air France Toulouse. Avec 496 emplois menacés à travers la France, le personnel au sol des aéroports français sera le plus touché, même si quelque 300 emplois de stewards et d'hôtesses (PNC) sont appelés aussi à disparaître. Seuls les pilotes seront épargnés.
Ce nouveau plan de départs volontaires intervient dans le cadre du plan de Perform 2020, officialisé en septembre dernier, et qui vise à "renforcer les atouts" de la compagnie, tout en "ajustant son portefeuille d'activités". Il s'inscrit dans la continuité du précédent plan de redressement : Transform 2015, qui visait à rétablir l'équilibre. Un plan que la majorité des syndicats avaient accepté à l'époque.
La CGT d'Air France Toulouse dénonce ainsi la politique de la compagnie, qui consiste selon le syndicat à "considérer que ses salariés sont les principaux responsables de ses résultats économiques".
La direction s'est cependant engagée - toujours dans le cadre du plan Transform 2015 - à ne pas licencier avant la fin de l'année. Les premiers départs volontaires sont pourtant attendus fin juin pour se terminer au 31 décembre 2015. Dans ce cadre, comment amener les salariés à quitter leur emploi ?
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Éric Genest assure par ailleurs ne pas avoir l'impression d'être en sureffectif. Selon lui, la compagnie cherche uniquement à sous-traiter certains de ses services, comme le font des compagnies comme Easyjet. "Avec nos salaires et nos conditions de travail, nous sommes des dinosaures pour eux", ironise le secrétaire général CGT d'Air France Toulouse.
Reste donc à savoir si Air France parviendra à trouver suffisamment de candidats au départ. À l'heure où nous publions ces lignes, la direction ne s'est pas encore exprimée.
Mathieu Houllière