COP21 : La RSE n'est-elle qu'un alibi pour les entreprises ?

Florine Galéron
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"Jurez-vous de dire toute la vérité, rien que la vérité? Levez la main droite et dites je le jure". À la barre, le témoin s'exécute. Le président a revêtu une robe rouge. En face, les avocats et le procureur ont eux aussi adopté la tenue de rigueur. Sauf qu'il ne s'agit pas d'un procès classique mais d'une mise en scène organisée au sein de la CCI Midi-Pyrénées de Blagnac à l'occasion de la COP21 par le collectif Place to Be. Pendant toute une après-midi, le 3 décembre dernier, chefs d'entreprises, syndicalistes ou consultants ont débattu autour de la notion de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
Selon la Commission européenne, la RSE est un "concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire". Elle peut se traduire par des actions en faveur de l'égalité homme/femme, la réduction des déchets, la mise en place d'un management collaboratif... Cette démarche peut être reconnue par différents labels (ISO 14 000, ISO 26 000).
Mais l'application et l'efficacité de la RSE sont parfois critiquées. Dans la salle de conférences de la CCI, Jacques Igalens, professeur à l'IAE (et ancien directeur de TBS), a endossé le rôle de président du tribunal, et émet le chef d'accusation suivant :
Le premier témoin appelé à la barre est Didier Suberbielle, PDG du groupe Nutrition & Santé (par ailleurs actionnaire minoritaire de La Tribune Objectif News). Basée à Revel, cette société est spécialisée dans la nutrition diététique et biologique.
Florine Galéron