Sud-Ouest : "Météo-France a payé un lourd tribut ces dernières années"

Florine Galéron
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En dix ans, Météo-France aura fermé les deux tiers de ses implantations territoriales.
Rémi Benoit

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En dix ans, Météo-France aura fermé les deux tiers de ses implantations territoriales.
Rémi Benoit
Paul* est prévisionniste depuis une dizaine d'années pour Météo-France dans les Pyrénées. "Au début, j'avais la charge d'un seul département. Au fil des réorganisations, ce territoire s'est étendu jusqu'à ce qu'on nous demande de couvrir les 20 départements du Sud-Ouest de la France", se remémore-t-il. À compter du mois d'octobre, son poste sera supprimé et il sera rattaché au centre de prévision national.
Ces coupes massives dans les effectifs du centre national de prévisions météorologiques sont au coeur du rapport présenté le 22 septembre par le sénateur centriste de la Seine-Saint-Denis Vincent Capo-Canellas.
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Le constat de l'élu rejoint les revendications portées depuis des années par les représentants des salariés de Météo-France. Déjà en 2018, une grève avait été lancée pour dénoncer le risque de fermeture de cinq centres météo en Occitanie : Albi, Blagnac, Montpellier, Nîmes et Perpignan, après l'abandon des implantations à Carcassonne ou Montauban quelques années plus tôt. Au début des années 2000, Météo-France comptait encore un centre de météo locale par département.
Florine Galéron