Innovation : les difficultés d'Eticplus pour financer sa R&D

Alexandre Léoty
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Eticplus, c'est un peu l'histoire d'un paradoxe. D'un côté, il y a une entreprise en forte croissance. Reprise en 2005 par Davy Tudela, la société toulousaine, spécialisée dans la fabrication d'étiquettes adhésives pour les grandes surfaces et l'industrie agroalimentaire, est passée d'un seul à 70 salariés et enregistre désormais 10 millions d'euros de chiffre d'affaires. Une dynamique portée par la forte politique d'innovation de la PME. Eticplus a ainsi développé en 2010 une étiquette transparente, répondant à une problématique bien précise.
Autre innovation : l'étiquette antivol, développée en 2012. "Une sonnerie retentit en cas de vol de barquettes alimentaires", résume le dirigeant. Là encore, un investissement de 600 000 euros a été consenti.
Des idées sorties tout droit de l'imagination fertile de Davy Tudela, qui déplore aujourd'hui - et le paradoxe est là - que sa société peine encore à attirer les financeurs.
Si elle a encore aujourd'hui des difficultés à faire financer sa R&D, la société entend cependant lever pas moins de 5 millions d'euros d'ici à la fin de l'année pour construire "une usine du futur" d'ici à 2017 à Toulouse, "à proximité du Stade Toulousain". Et, au-delà de l'unité de production et de stockage, ce site ultramoderne de 5 000 m2 (contre 3 000 m2 aujourd'hui) devrait compter un fablab ouvert aux startups. Quatre à cinq emplois pourraient être créés.
Alexandre Léoty