Médias : faut-il vraiment une télé locale pour remplacer TLT ?

Sophie Arutunian
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Faut-il vraiment une télé locale à Toulouse ? La chaîne historique TLT a fermé en juillet dernier, faute de moyens (mais aussi d'audience), laissant une filière audiovisuelle désœuvrée. Qui va reprendre la fréquence laissée vacante, et surtout, pour en faire quoi ? Faut-il une télévision "Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ?" Doit-on encore accorder des financements publics à une télévision peu regardée ? Quelle place faire au web ? Qu'attend vraiment le public ?
Ces questions (épineuses et pour le moment sans réponse) étaient au cœur de la table ronde "L'avenir de la télévision locale et régionale dans le contexte de la fusion des régions" organisée le 17 février dernier par les étudiants du master 2 Droit des médias et de la communication de l'université Toulouse 1 Capitole.
Serge Regourd, professeur à l'université (et depuis nommé président de la commission Culture au Conseil régional), a mené le débat, entouré de Pascal Bonnet, membre de l'Association des producteurs indépendants audiovisuels de Midi-Pyrénées, Flore Iborra, chargée de mission au CTA (antenne locale du CSA), et Emmanuel Schwartzenberg, ancien PDG de TLT.
L'arrêt de TLT a marqué un sérieux coup d'arrêt pour la filière audiovisuelle locale. La chaîne finançait en effet un nombre important de documentaires destinés à son programme "Case d'Oc". "Avec la disparition de TLT, nous avons perdu un partenaire essentiel", assure Pascal Bonnet (société Les Films du Sud).
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Le producteur espère non seulement qu'une nouvelle chaîne locale verra le jour, mais surtout qu'elle nouera des partenariats avec les producteurs locaux "pour relancer la production". Toulouse dispose en effet d'une filière audiovisuelle peu visible mais dotée de beaucoup de compétences (techniciens, maquilleurs, diffuseurs, producteurs, etc.). "Les producteurs font partie d'une filière qui existe en Midi-Pyrénées et qu'il faut faire vivre : avec l'Esav et la Cinémathèque notamment, il y a une vraie légitimité à penser en termes de formation, de production et de diffusion."
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Sophie Arutunian