Francazal : "Un plan de travaux de 8 millions d'euros sera lancé en septembre"

Florine Galéron
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Vous venez de prendre la présidence de la Setfa. Cette société qui regroupe Edeis, l'aéroport Toulouse-Blagnac et la CCI de Toulouse a obtenu en 2014 la concession pour 45 ans de l'aéroport de Toulouse-Francazal. 10 millions d'euros d'investissements sur cinq ans étaient prévus pour assurer la reconversion de l'ancienne base militaire. Où en est-on ?
Depuis trois ans, deux millions d'euros d'investissements ont déjà été engagés. Cette première phase de travaux a permis d'aménager l'aérogare. Nous avons aussi implanté des stations de lavage et de carburant, ces équipements font partie des pré-requis pour que des entreprises aéro-industrielles viennent s'installer à Francazal. Actuellement, une trentaine de sociétés qui emploient 200 salariés sont venues s'implanter sur le site.
L'arrivée du constructeur mondial d'avions à hélices ATR est pour nous un gage de crédibilité et de notoriété. En plus du secteur aéro-industriel, nous avons pu accueillir des entreprises innovantes dans le secteur des drones (Airborne Concept par exemple), la société de navettes autonomes EasyMile et la société californienne Hyperloop souhaite également s'y installer. La reconversion du site est un projet à long-terme sur 45 ans et nous allons progressivement monter en puissance.
Hangar d'ATR à Francazal (Crédit : Rémi Benoit).
De nouveaux travaux sont-ils prévus ?
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Nous allons lancer en septembre une deuxième phase de travaux sur trois ans. Huit millions d'euros d'investissement seront engagés dont trois millions pour s'assurer de l'étanchéité des hangars où s'installent les entreprises. Nous allons également développer des "taxiways" (voies de circulation pour les avions d'un aérodrome, NDLR). D'autres équipements pourraient rapidement voit le jour. Nous avons par exemple une demande très forte pour installer un restaurant inter-entreprises. C'est parfois un pré-requis demandé par les entreprises pour s'implanter sur site. Nous allons probablement lancer un appel d'offres pour recruter un professionnel pour transformer l'ancien restaurant militaire. Par ailleurs, la faible offre hôtelière voire l'absence d'hôtels à proximité de Francazal est un frein, nous menons une réflexion sur ce point.
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Florine Galéron