Retour sur le sommet européen : le bal des faux-semblants

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Les grands gagnants du sommet européen de vendredi à Bruxelles semblent être l'Italie, l'Espagne et la France, qui donnent l'impression d'avoir réussi à arracher des concessions clés à Angela Merkel /  Reuters
Les grands gagnants du sommet européen de vendredi à Bruxelles semblent être l'Italie, l'Espagne et la France, qui donnent l'impression d'avoir réussi à arracher des concessions clés à Angela Merkel / Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Qui a vraiment gagné à Bruxelles ? Tout le monde et personne en réalité. Même si l'Espagne et l'Italie ont marqué des points, l'essentiel reste à construire, tandis que les investisseurs se retirent progressivement de la zone euro.

«Angela Merkel a perdu une bonne partie de sa crédibilité aux yeux des Allemands au cours du dernier sommet européen. » ce jugement sévère, émis par le rédacteur en chef d'un influent magazine économique allemand, donne une assez bonne idée des « marqueurs » que les allemands utilisent pour évaluer les projets de réforme de l'Union européenne et de la zone euro. Pourquoi une analyse aussi négative ? pour une partie de l'opinion, le fait que la chancelière allemande ait accepté que le Mécanisme européen de stabilité (MES) soit autorisé à recapitaliser les banques espagnoles directement (avec des conditions jugées trop molles), que cette dette ne soit pas « senior », et que le MES puisse acheter de la dette souveraine sur les marchés s'apparente à cette mutualisation qui ne dit pas son nom que l'alle-magne craint tellement. « Ce sont des euro-obligations qui ne disent pas leur nom », commente même ce journaliste...Du côté français, nous fûmes prompts à saluer l'habileté de la man?uvre de François Hollande, réussissant à arracher l'accord sur un plan de relance à 120 milliards d'euros. Si l'on y regarde de plus près, les mesures qui figurent dans ce plan sont sur la table de la commission et des gouvernements depuis des mois, leur délai de mise en ?uvre est long, leur efficacité réelle en débat. Et le président français a, du coup, accordé...

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