Banques et régulateur, le jeu du chat et des souris : la colère de la Banque d'Angleterre contre le lobby bancaire

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Il est important que les banques ne ressentent pas le besoin, en sortant de réunion avec leur régulateur, d'appeler le 11, voire le 10 Downing Street, a jeté l'ex gouverneur de la Banque d'Angleterre, lors de son dernier discours devant la Commission du Trésor du Parlement britannique, le 25 juin. Copyright Reuters
"Il est important que les banques ne ressentent pas le besoin, en sortant de réunion avec leur régulateur, d'appeler le 11, voire le 10 Downing Street", a jeté l'ex gouverneur de la Banque d'Angleterre, lors de son dernier discours devant la Commission du Trésor du Parlement britannique, le 25 juin. Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le 25 juin 2013, quelques jours avant son départ en retraite, Mervyn King, gouverneur de la Banque d'Angleterre, a dénoncé devant le Parlement les tentatives de pression dont il a récemment fait l'objet de la part de hauts responsables politiques agissant pour le compte du lobby bancaire.

Sir Mervyn King aurait pu rêver d'un départ en retraite plus paisible. Le 25 juin dernier, quelques jours avant qu'il ne cède la place à son successeur, Mark Carney, la moutarde est montée au nez du gouverneur de la Banque d'Angleterre (BOE), qui a accusé des politiques britanniques de tout premier rang de faire pression sur le régulateur bancaire, à la demande des banques, pour assouplir certains projets de réglementations.

"Il est important que les banques ne ressentent pas le besoin, en sortant des réunions avec les autorités de supervision, de se précipiter sur le téléphone pour appeler le 11, voire le 10 Downing Street [les adresses du chancelier de l'Echiquier, George Osborne, et du Premier ministre, David Cameron ; Ndlr], afin que ces derniers fassent pression sur le régulateur bancaire pour qu'il revienne sur certaines de ses décisions", a jeté Mervyn King, lors de son dernier discours devant la Commission du Trésor du Parlement britannique.

Tout en se gardant de divulguer des noms, Mervyn King a affirmé "qu'au moins une conversation avait eu lieu, à (sa) connaissance, entre une personnalité politique et un membre du conseil d'administration de la Prudential regulation...

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Commentaires
a écrit le 17/10/2013 à 10:28 :
je veux dire les politicards britanniques qui font pression pour les banques, ils touchent des dessous de table pour ça ? c'est normal en Angleterre ?

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