Les leçons de la crise bulgare

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Emeutes à Sofia mardi dernier. Copyright Reuters
Emeutes à Sofia mardi dernier. Copyright Reuters
Le gouvernement bulgare est tombé sous la pression de la rue, victime de sa politique d'austérité. Même si le « tigre des Balkans » est un modèle en termes de dettes et de « stabilité » depuis 1997.

S?il en fallait encore une preuve, la situation de la Bulgarie vient de montrer encore une fois que l?absence de problème budgétaire et de dettes n?est pas la garantie d?une économie stable. Après de violentes manifestations mardi, le Premier ministre bulgare Bojko Borissov a annoncé sa démission et la convocation des électeurs pour élire un nouveau parlement début juillet. En attendant, c?est certainement un « gouvernement technique » qui devrait gérer les affaires courantes.

Mécontentement plus profond

La flambée de mécontentement s?explique directement par l?augmentation des prix de l?électricité par les fournisseurs étrangers. En réalité, c?est un mécontentement plus profond qui s?est manifesté. C?est le modèle économique bulgare même qui est contesté. Ce modèle, c?est celui, tant prisé par les économistes libéraux allemands de la « stabilité. »

Thérapie de choc des années 1990

Au milieu des années 1990, le pays ne parvient pas à sortir de la crise du post-communisme. La richesse nationale ne cesse de se détériorer et le déficit public atteint des niveaux extravagants : 8 % du PIB en 1995, 11,2 % l?année suivante. Le pays, ravagé par l?hyperinflation et la dette, est secoué...

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