Angola : la Banque mondiale va prêter 1,2 milliard de dollars de plus à l'administration Lourenço
Aboubacar Yacouba Barma

Joao Lourenco
Reuters
Aboubacar Yacouba Barma

Joao Lourenco
Reuters
Du cash pour l'Angola, et de l'argent frais pour le régime de Joao Lourenço, le président angolais qui peine à mettre en oeuvre ses chantiers pour cause de conjoncture économique difficile. La Banque mondiale vient d'annoncer qu'elle accordera, en juin de cette année, un prêt supplémentaire de 1,2 milliard de dollars au gouvernement angolais. L'enveloppe devra servir à l'exécution des projets dans les domaines de l'agriculture, de l'amélioration des statistiques économiques, de l'eau, de l'électricité et du capital humain, a annoncé jeudi dernier au terme d'un entretien avec le chef de l'Etat, le directeur exécutif de l'institution financière, Fábio Kanczuk, au terme d'une visite de travail à Luanda.
Le chef de la délégation de la Banque mondiale, Fábio Kanczuk, qui a animé par la suite une conférence de presse a indiqué avoir évoqué avec le président João Lourenço, « des moyens les plus efficaces de soutien de la Banque mondiale aux programmes ayant un fort 'impact social pour le pays ».
Avec ce prêt de 1,2 milliard de dollars, le montant prêté par la Banque mondiale à l'Angola s'élèvera à 2,4 milliards de dollars. Un appui financier qui vient en aide au gouvernement du président Lourenço et qui selon la Banque mondiale vise à accompagner l'Angola de soutenir sa stratégie de sortie de crise et de relance de l'activité économique malgré les contexte coups de la crise économique que le pays traverse depuis 2014 et la baisse des cours des produits pétroliers dont le pays est l'un des premiers producteurs du continent.
Dans des déclarations à l'agence de presse publique Angocop, le responsable de la Banque mondiale a même déclaré qu'il était « très impressionné » par les politiques économiques appliquées par le régime de Lourenço.
Le ministre angolais des Finances, Archer Mangueira, a estimé que cet appui de la Banque mondiale « intervient à un moment opportun, principalement parce que l'Angola a affaire à une institution dont les facilités de financement sont différentes de celles d'autres agences financières internationales. Il a par exemple souligné les coûts de financement de la Banque mondiale, « qui ont des taux d'intérêt beaucoup plus compétitifs, avec des durées de maturité plus longues, en plus de sa spécialité dans l'investissement lourd dans le capital humain et dans des secteurs sociaux tels que la santé, l'éducation, la protection sociale des plus défavorisés ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Le ministre Mangueira a également cité l'opportunité de cette aide pour l'amélioration de l'infrastructure permettant d'améliorer le rendement du secteur productif notamment pour ce qui est de de l'énergie, de l'eau et des télécommunications.
Aboubacar Yacouba Barma
« Si l’aide au développement doit être réinventée, la coopération internationale ne peut être interrompue » (Rémy Rioux)
À la BAD, Sidi Ould Tah s’engage à « bâtir une Afrique robuste »
« Au-delà des chiffres, notre investissement sur le continent n'a pas changé » (Papa Amadou Sarr, AFD)
« Le vrai sujet des eurobonds est la bonne notation des pays africains » (Vera Songwe)