Affaire BGFI Bank/e-Doley Finance : à Paris, la justice se déclare incompétente
La Tribune Afrique

Henri-Claude Oyima, président du Groupe BGFI, et Ernest Tewelyo, fondateur et CEO e-Doley Finance.
DR/LTA
La Tribune Afrique

Henri-Claude Oyima, président du Groupe BGFI, et Ernest Tewelyo, fondateur et CEO e-Doley Finance.
DR/LTA
Finalement, la justice parisienne ne se prononcera pas dans l'affaire qui oppose BGFI Bank à la fintech gabonaise e-Doley Finance. « Le tribunal de commerce de Paris a accueilli favorablement la demande du groupe BGFIBank de se déclarer incompétent dans ce dossier qui concerne exclusivement des entités de droit gabonais » et « faute pour E-Doley d'avoir apporté la preuve de l'existence du moindre préjudice sur le territoire français », indique le communiqué du groupe bancaire parvenu à notre rédaction ce lundi, précisant que le jugement a été rendu le 15 octobre dernier.
Le litige dure depuis plusieurs années. Pour rappel, e-Doley Finance reproche à BGFI Bank d'avoir « violé » les termes de leur partenariat. Selon la startup fondée par l'homme d'affaires Ernest Tewelyo, le groupe bancaire aurait rompu de manière abusive leur contrat en 2013 et exploité, sans son accord, sa « technologie brevetée » pour présumément mettre en place une solution mobile en 2015. La fintech réclamait ainsi des dizaines de milliards de Fcfa, partant du principe selon lequel l'accord stipulait que les bénéfices devraient être partagés entre les deux parties pour chaque transaction réalisée sur la base de sa technologie.
C'est en février dernier que e-Doley a saisi la justice à Paris et au Gabon. Immédiatement, BFGI Bank était appelée à comparaître devant la justice française. Alors que l'affaire semblait prendre une envergure internationale, e-Doley est condamnée à « verser la somme de 2 500 euros à chacune des entités de BGFI Holding Corporation SA et BGFIBank Gabon, ainsi qu'aux dépens », indique le communiqué.
À lire également
Jusqu'ici, e-Doley Finance ne se fait pas entendre quant à l'évolution de cette affaire. Mais alors que le groupe bancaire d'Henri-Claude Oyima rejette toutes ces accusations, reste à savoir ce qu'il en adviendra auprès des tribunaux gabonais.
La Tribune Afrique
« Si l’aide au développement doit être réinventée, la coopération internationale ne peut être interrompue » (Rémy Rioux)
À la BAD, Sidi Ould Tah s’engage à « bâtir une Afrique robuste »
« Au-delà des chiffres, notre investissement sur le continent n'a pas changé » (Papa Amadou Sarr, AFD)
« Le vrai sujet des eurobonds est la bonne notation des pays africains » (Vera Songwe)