Des résultats au vert pour Oragroup
Aboubacar Yacouba Barma
Aboubacar Yacouba Barma
L'exercice 2016 a été un bon cru pour le groupe bancaire Oragroup qui s'appuie sur des résultats en progression assez soutenue pour consolider son développement. Avec un total de bilan de 1 637 milliards de francs CFA, soit 2,4 milliards d'euros, correspondant à une hausse de 10 % par rapport à l'année précédente, Oragroup conforte ainsi son statut de «banque en forte croissance».
Selon les résultats publiés à l'issue de sa dernière assemblée générale, tenue le 28 avril dernier à Lomé et qui a statué sur les comptes de l'année 2016, il ressort que la valeur des dépôts de la clientèle s'est chiffrée à 1 069 milliards de francs CFA et celle des opérations de crédits à 1 108 milliards de francs CFA. A la fin du même exercice, le groupe affichait un produit net bancaire de 102,2 milliards de francs CFA et un résultat net de 15,1 milliards de francs CFA, en hausse respectivement de 8,5 % et 90 % par rapport à l'année précédente. A la clé un ratio opérationnel d'exploitation de 14,16 % contre 7,74 % en 2015. «Ces performances sont une très grande satisfaction, car elles traduisent nos efforts constants afin de gagner en rentabilité et en solvabilité pour consolider et pérenniser notre forte croissance, en direction principalement du secteur privé et des particuliers», a ainsi apprécié Binta Toure Ndoye, la directrice générale d'Oragroup.
L'appréciation est du reste partagée par les actionnaires du groupe, comme l'a réitéré Vincent Le Guennou, président du conseil d'administration d'Oragroup et co-CEO d'Emerging Capital Partners (ECP), l'actionnaire majoritaire.
Depuis 2008 en effet, Oragroup est passé d'une présence dans cinq pays de l'Afrique de l'Ouest et Centrale à une dimension panafricaine avec des filiales dans douze pays. C'est surtout à la suite de l'acquisition des Banques régionales de solidarité (BRS) en 2013, que la dynamique s'est accélérée. En 2016, le groupe a franchi la barre des 400 000 clients et compte à présent 1 650 collaborateurs et 139 agences bancaires.
Selon les données publiées par le groupe, le développement d'Oragroup se poursuit conformément aux objectifs fixés. En septembre dernier, l'établissement bancaire a émis des billets de trésorerie d'un montant total de 35 milliards de francs CFA (53,3 millions d'euros) par appel public à l'épargne sur le marché financier régional de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La première tranche, en septembre et octobre 2016, a permis de lever 21,2 milliards de francs CFA (32,3 millions d'euros), soit une souscription de 106 %, alors que la deuxième tranche, entamée le 18 avril, se poursuit actuellement comme l'a annoncé Orabank.
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Sur la base de cette croissance assez soutenue et surfant sur des perspectives reluisantes, Oragroup entend poursuivre ses investissements dans l'extension de son réseau Orabank et des services proposés à sa clientèle, constituée principalement de particuliers et des PME. L'établissement travaille actuellement au développement d'une nouvelle gamme de services bancaires digitaux afin de «répondre au mieux aux attentes de proximité de ses clients et du marché».
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Derrière cette stratégie gagnante d'Oragroup, on ne saurait occulter l'empreinte de Binta Touré Ndoye, une banquière chevronnée qui dirige le groupe depuis juillet 2016. A 45 ans, cette malienne titulaire d'un MBA de l'University of Central Oklahoma et qui est passée par Ecobank et BNP Paribas, n'hésite pas à partager le secret de la réussite du groupe qui s'est progressivement imposé comme acteur de taille dans le secteur bancaire africain, surtout dans les zones UEMOA et CEMAC. «Nous attachons une très grande importance à l'approche client et à la gestion du risque pour établir des relations de confiance sur la durée», souligne fièrement celle qui met en musique la stratégie du groupe bancaire depuis ses bureaux de Lomé, où Oragroup a implanté son siège.
Aboubacar Yacouba Barma