La filiale marocaine de la Société Générale vient d'enregistrer des perturbations lors des opérations de virement de salaires qu'elle gère entre la fin juin et le début juillet (25 juin au 6 juillet). Des perturbations qui ont affecté plusieurs milliers de salariés, d'autant plus qu'elles ont malencontreusement coïncidé avec les festivités de la fin du ramadan, soit une période de grande consommation au Maroc, à l'image d'un week-end de Noël en France. Ce concours de circonstances a amplifié l'effet de ces retards sur le quotidien des principaux intéressés, à savoir les salariés dont la paie transite via le réseau de SG Maroc.
Les entreprises clientes de la Société Générale ont de leur côté dû faire face aux interrogations de leurs salariés sans avoir de réponse ou d'explications à leur donner. Derrière cette situation, le black-out imposé par la Banque sur la question. Un profil bas facilité par les 4 jours de trêve offerts par le week-end prolongé du Aïd (fête de la fin du ramadan) qui s'est étalé du 24 au 27 juin. Une fois le break fini, les différentes succursales de la Banque se sont retrouvées submergées de plaintes et réclamations d'entreprises de toutes tailles, elles-mêmes mises sous pression par leurs salariés.
Selon nos informations, ce «retard» aurait affecté d'importants centres d'appels, des prestataires de services urbains, des entreprises d'intérim ou encore des sous-traitants d'importantes sociétés publiques. Un blocage dont l'origine a attisé bien des rumeurs, allant jusqu'à l'imputer à une cyber-attaque.
Contacté par La Tribune Afrique, le management de la Société Générale a dans un premier temps précisé que «ce retard était dû à des tests qui ont causé certains bugs corrigibles au niveau de la plateforme Sogecashnet, utilisée par l'ensemble des entreprises clientes».
Après cette précision de la Banque, formulée lors d'un échange téléphonique, une série de questions a été transmise au management de Société Générale, pour apporter des éclaircissements sur ces «bugs». Un questionnaire auquel le management de la Banque n'a apporté qu'une seule réponse qui tranche avec ses premières déclarations.
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«Circulez, rien à déclarer !». La communication de crise de SG Maroc peut être résumée en ces termes. La Banque n'est pas la première à enregistrer un «bug» lors des opérations de virement des salaires pour le compte de ses clients. Une autre filiale d'un groupe français, la BMCI (BNP Paribas), a enregistré un problème semblable, il y a quelques mois. Un bug qui a notamment impacté l'une des plus importantes compagnies d'assurance du Royaume. Ce sont donc deux banques de la place qui enregistrent des difficultés lors des traitements de salaires à quelques mois d'intervalles sans qu'aucune n'ait détaillé les raisons derrière ces bugs.
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